MINIST�RE DE L'EMPLOI                                R�PUBLIQUE FRAN�AISE

ET DE LA SOLIDARIT�

SECR�TARIAT D'�TAT � LA SANT�

ET AUX HANDICAP�S

DIRECTION DES H�PITAUX                                           Paris, le

 

MISSION PMSI

 

                           LA MINISTRE DE L'EMPLOI

                                             ET DE LA SOLIDARIT�

                             

                                LE SECR�TAIRE D'�TAT � LA SANT�

                                    ET AUX HANDICAP�S

 

                       

 

                                MESDAMES ET MESSIEURS

                                LES DIRECTEURS DES AGENCES

                                R�GIONALES DE L'HOSPITALISATION

                        (pour ex�cution)

 

                                MESDAMES ET MESSIEURS LES PR�FETS

                        Directions r�gionales et d�partementales

                        des affaires sanitaires et sociales

                         (pour information)

 

                                               

CIRCULAIRE DH/PMSI/2000/ N� 3 6 6                   du                         3 JUIL 2000 portant pr�cisions relatives � la

composition et au fonctionnement des Comit�s techniques r�gionaux de l'information m�dicale (COTRIM).

 

Date d'application :

 

R�sum�: la composition des COTRIM est �largie � l'ensemble des �tablissements de soins concern�s par le PMSI. Le directeur de l'ARH d�termine la composition et les r�gles de fonctionnement du comit�.

 

mots cl�s : PMSI ‑ COTRIM

 

textes de r�f�rence :

‑ arr�t� du 22 juillet 1996 (JO du 26 juillet 1996)

‑ arr�t� du 29 juillet 1998 (JO du 26 ao�t 1998)

‑ circulaire n� 23 du 10 mai 1995

‑ circulaire n� 48 du 11 d�cembre 1995

 

Annonc�s par la circulaire n� 23 du 10 mai 1995, les Comit�s techniques r�gionaux de l'information m�dicale (COTRIM) ont �t� cr��s par la circulaire n� 48 du 11 d�cembre 1995 qui en fixe �galement les attributions, notamment en ce qui concerne les modalit�s de contr�le de la qualit� des donn�es m�dicales.

 

En �tendant le champ d'application du PMSI‑MCO au secteur de l'hospitalisation priv�e � but lucratif, l'arr�t� du 22 juillet 1996 rend n�cessaire l'int�gration des m�decins responsables des d�partements de l'information m�dicale (DIM) de ce secteur dans les COTRIM.

 

Par ailleurs, en tant que responsables de l'organisation de l'offre de soin, les agences r�gionales de l'hospitalisation (ARH) doivent naturellement prendre toute leur place dans ce dispositif.

 

Enfin, l'arr�t� du 29 juillet 1998 �tend le champ d'application du PMSI aux soins de suite ou de r�adaptation (SSR), pour les �tablissements sous dotation globale, impliquant, de ce fait, 900 �tablissements suppl�mentaires dans le champ.

 

La pr�sente circulaire vise donc � actualiser la composition et le fonctionnement des COTRIM pour tenir compte de l'�volution des textes (point 1 de la circulaire du 11 d�cembre 1995).

 

I ‑ ATTRIBUTIONS, COMPOSITION ET FONCTIONNEMENT DU COTRIM

 

a) Les attributions du COTRIM sont de deux ordres

 

‑ il veille � la validit� de l'information m�dicale produite et, en ce qui concerne le PMSI‑MCO, peut �tre consult�:

. d'une part sur la m�thode et les modalit�s de contr�le de qualit� externe,

. d'autre part sur l'exploitation des rapports r�alis�s � l'occasion des contr�les sur site dans les �tablissements ;

 

‑ il peut �tre appel� � donner un avis technique sur les projets d'utilisation de l'information m�dicale qui lui seraient soumis par les �tablissements, les caisses, l'agence r�gionale de l'hospitalisation ou les services d�concentr�s. Cette fonction de conseil peut d'ailleurs s'exercer, sur des sujets plus g�n�raux, � la demande des ARH, et en collaboration avec d'autres acteurs, le COTRIM apportant alors son expertise dans le domaine de l'information m�dicale.

 

Chaque COTRIM adresse chaque ann�e pour le 28 f�vrier :

 

-       � la direction des h�pitaux,

-       aux m�decins conseils nationaux des trois principaux r�gimes d'assurance maladie,

-       � chacun de ses membres, le rapport annuel d�crivant la composition, l'organisation et les principaux th�mes trait�s par le comit�. Ce document peut, bien entendu, formuler des propositions, notamment en ce qui concerne l'am�lioration de la qualit� de l'information m�dicale, sa pertinence et son utilisation.

 

b) La composition du COTRIM est d�termin�e localement dans chaque r�gion par le directeur de l'agence r�gionale de l'hospitalisation.

 

Ce dernier veille � ce que le comit� rassemble notamment des repr�sentants des trois cat�gories suivantes

 

‑ m�decins appartenant aux services de tutelle (MISP des DDASS, DRASS, des ARH) et m�decinsconseils des trois principaux r�gimes de l'assurance maladie ;

 

‑ m�decins responsables de l'information m�dicale (m�decins‑DIM) des �tablissements financ�s par dotation globale, et les m�decins responsables de l'information m�dicale des �tablissements priv�s � but lucratif.

 

‑ directeurs d'�tablissements ou directeurs charg�s des affaires financi�res dans les �tablissements de sant� publics et priv�s.

 

S'agissant de la deuxi�me cat�gorie, l'attention des directeurs d'agence est attir�e sur les points suivants

 

‑ ne peuvent si�ger au COTRIM que les m�decins DIM r�guli�rement nomm�s, exer�ant leurs fonctions � hauteur d�au moins cinq vacations hebdomadaires (�ventuellement r�parties sur plusieurs �tablissements) ;

 

‑ dans un souci de repr�sentativit�, une analyse de la typologie des �tablissements de la r�gion, de leur volume d'activit� et de leur implantation g�ographique peut guider la r�flexion sur la r�partition des si�ges, au sein de la cat�gorie des m�decins‑DIM. Il convient toutefois de garder pr�sent � l'esprit que la fonction du COTRIM est d'assurer une expertise technique. A ce titre, quelles que soient les modalit�s de s�lection de ses membres (d�signation, �lection), la comp�tence technique en mati�re d'information m�dicale doit �tre un �l�ment d�terminant.

 

Le directeur de l'ARH d�signe le pr�sident et le vice‑pr�sident du COTRIM. Ils sont choisis au sein de l'une et l'autre des deux premi�res cat�gories ci‑dessus de telle sorte � ne pas �tre issus tous deux d'une m�me cat�gorie.

 

c) Le fonctionnement des COTRIM n'est pas affect� par les pr�cisions apport�es ci‑dessus. Certains points m�ritent toutefois d'�tre mentionn�s

 

‑ D�saccord entre le m�decin contr�leur et l'�tablissement

 

La circulaire du 11 d�cembre 1995 laissait le choix de recourir � l'arbitrage du COTRIM ou du p�le d'expertise et de r�f�rence nationale en mati�re de sant� (PERNNS) lorsque des d�saccords techniques apparaissent au moment des contr�les. Il convient d�sormais de solliciter en premier lieu l'avis du COTRIM avant de saisir �ventuellement le PERNNS "en appel", de telle sorte que s'�tablisse, d'une r�gion � l'autre, une harmonisation des positions.

 

Bien entendu, le COTRIM peut entendre, en tant que consultants, les personnes qu'il juge utile d'inviter � ses r�unions.

 

‑ R�unions du COTRIM

 

C'est au pr�sident qu'il appartient de r�unir le COTRIM, soit de sa propre initiative, soit � celle du directeur d'agence, soit � celle d'un tiers des membres de cette instance. Le COTRIM se r�unit au moins trois fois par an.

 

II ‑ ORGANISATION DES CONTR�LES EXTERNES DE QUALIT�

 

Les missions de contr�le, d'�valuation et de conseil d�finies au point II de la circulaire du 11 d�cembre 1995, qui s'appliquent aux �tablissements sous dotation globale, restent inchang�es. I1 est pr�cis� que les contr�les ne concernent que le court s�jour MCO : les contr�les qualitatifs du PMSI SSR n'interviendront qu'� l'issue des divers travaux actuellement en cours.

 

Enfin, il est indiqu� qu'une r�flexion plus globale sur les m�thodologies de contr�le de la qualit� du codage va �tre engag�e, en liaison avec les travaux pr�paratoires � l'exp�rimentation d'une tarification � la pathologie et en concertation avec l'ensemble des partenaires concern�s. Ces m�thodologies auront vocation � s'appliquer � l'ensemble des �tablissements de sant�.

 

 

            Pour la ministre et la secr�taire d'Etat

              et par d�l�gation :

   Le Directeur des H�pitaux

 

 

        Edouard COUTY