Les informations qui suivent concernent la version 10 de la classification des groupes homogènes de malades (GHM). Elles comportent, d’une part des consignes de codage, d’autre part la liste des extensions de codes de la CIM créées pour cette version.
 
Quant aux consignes de codage, plusieurs d’entre elles ont été portées à la connaissance des établissements de santé sur le site internet de l’ATIH dès décembre 2004 (séances d’irradiation, accouchement, diagnostic relié, chimiothérapie pour leucémie).
 
Celles qui s’y ajoutent ci-dessous et les extensions de codes de la CIM résultent des propositions d’évolution de la classification des GHM faites par l’ATIH en réponse aux demandes de sa tutelle et des fédérations de l’hospitalisation, et aux questions et observations adressées par les établissements. Dans l’ensemble du texte qui suit, la dénomination « guide méthodologique » désigne le guide méthodologique de production des résumés de séjour du PMSI en MCO [1]. Nous insistons sur le fait que les informations qui suivent concernent la version 10 des GHM, non la version 9 employée en 2004-2005, ni les versions antérieures.
 

 

1) Consignes de codage

Séances d’irradiation

Dans la version 10 des GHM, pour qu’un résumé de sortie standardisé (RSS) de séance(s) soit classé dans l’un des GHM de séances d’irradiation, il ne suffira plus que le code Z51.01 (séance d’irradiation) figure en position de diagnostic principal (DP). Le RSS devra aussi mentionner l’acte d’irradiation réalisé [2], faute de quoi il sera classé dans un groupe-erreur.
 
 

Codage des séjours d’accouchement et d'ante partum

Dans la catégorie majeure de diagnostic (CMD) n° 14, le classement d’un RSS dans un GHM d’accouchement suppose aujourd’hui que l’une au moins des conditions suivantes soit remplie :
  • la présence d’un code de la catégorie Z37 (résultat de l’accouchement) de la Classification internationale des maladies (CIM) ;
  • la présence d’un autre code de la liste « Diagnostics d’accouchement » ;
  • la présence d’un code de la liste « Actes d’accouchement ».
Les difficultés apparues pour maintenir la liste des « diagnostics d’accouchement » et le constat dans la base nationale des résumés de sortie anonymes (RSA), que plus de 95% des résumés classés dans les GHM d’accouchement contiennent un code Z37.–, conduiront à supprimer dans la prochaine version des GHM les « diagnostics d’accouchement » autres que Z37.– et la liste des « actes d’accouchement ».
 
En conséquence, à partir de la version 10 des GHM, le classement d’un RSS dans un GHM d’accouchement exigera la présence d’un code diagnostique Z37.–  dans le RSS. La position de ce code conforme aux règles de codage est celle de diagnostic associé significatif (DAS) [2].
 
On rappelle que le seul compteur fiable et exhaustif d’accouchements et de naissances est fourni par le code Z37.–. En effet, dès lors qu’il est enregistré dans le RSS de chaque séjour pour accouchement, il permet le dénombrement de toutes les naissances (par son quatrième caractère [3]) y compris celles des nouveau-nés transférés depuis la salle de naissance [4].

De même, le classement d’un RSS dans un GHM d'ante partum suppose aujourd’hui la présence d’un code de la catégorie Z35 (surveillance d'une grossesse à haut risque) ou celle d’un autre code de la liste « Surveillances de grossesse ».

Dans une optique d'homogénéité avec l'accouchement, la liste « Surveillances de grossesse » ne contiendra plus dans la prochaine version des GHM que les codes de la catégorie Z35. En conséquence, à partir de la version 10 des GHM, le classement d’un RSS dans un GHM d'ante partum exigera la présence d’un code diagnostique Z35.–  dans le RSS. La position de ce code conforme aux règles de codage est celle de DAS [2].
 
 

Le diagnostic relié

Après une longue période (2000-2003) d’expérimentation et de recueil des observations des utilisateurs, la définition du diagnostic relié (DR) et les conditions de son utilisation sont aujourd’hui précisées et stabilisées [2]. En particulier, depuis la version 7.9 de la fonction groupage (FG), le DR a cessé d’être automatiquement lu comme un DAS. En effet, le DR est une information, une précision qui fait partie du DP. Il répond à la question : pour quel problème de santé la prise en charge enregistrée comme DP a-t-elle été faite ? Les notions de DP et de couple DP-DR sont de ce fait équivalentes, rassemblées sous l’appellation de « morbidité principale » du résumé d’unité médicale (RUM) [2]. Un DAS, au contraire, est un problème de santé pris en charge en plus du DP, tel une complication de celui-ci, une complication de son traitement ou une affection distincte supplémentaire [5].
 
Dans l’optique de travaux envisagés, visant à étendre éventuellement les utilisations du DR dans la classification des GHM, il est nécessaire que l’ATIH dispose de bases de données de bonne qualité y compris pour cette information, et que les établissements anticipent les modifications à venir en assurant la même qualité au DP et au DR. En conséquence, à compter de la version 10 des GHM, les contrôles de qualité appliqués au DP le seront aussi au DR. Il en résultera que seront classés dans un groupe-erreur, quel que soit le DP, les RSS contenant en position de DR :
  • un code ne respectant pas le format de la CIM ;
  • un code appartenant à la liste des « DP interdits »

Chimiothérapie pour leucémie

Les consignes à son propos découlent du point précédent.
 
Dans la CMD 17 de la classification des GHM, les chimiothérapies sont classées dans des GHM différents selon qu’une leucémie aigüe est enregistrée en position de DR ou de DAS, ou non.
 
À compter de la version 10 des GHM, en conformité avec la définition du DR, seul ce dernier sera utilisé dans la CMD 17 pour répartir les RSS entre les groupes 17M05Z d’une part, 17M06W et 17M06V d’autre part.
 
En conséquence, les RSS correspondant à des séjours de deux jours ou plus et dont le DP est codé Z51.1 (séance de chimiothérapie pour tumeur) ne seront classés dans le GHM 17M05Z qu’à la condition qu’un code de leucémie aigüe soit enregistré en position de DR.

Les établissements assurant ce type de prestation ont été invités à anticiper cette mesure et à être attentifs à ses conséquences sur le groupage,  notamment à repérer d'éventuels cas dans lesquels le DR, dans le respect de sa définition [2], serait un autre problème que la leucémie.  Ils sont invités à signaler ces situations à l'ATIH.

 

Séjours pour intervention chirurgicale de confort

Sont ainsi désignées, en complément de la chirurgie esthétique, les hospitalisations pour la réalisation d’une autre intervention chirurgicale non remboursée par l’assurance maladie. Le DP de ces séjours doit être codé Z41.80 (intervention de confort) [6], à l’exclusion de tout autre code. Le motif de la demande peut être codé en position de DR dès lors qu’il respecte sa définition (notamment : affection chronique ou de longue durée, ou état permanent [2]), mais il ne doit pas l’être comme DAS. Par exemple, hospitalisation pour traitement chirurgical de myopie : DP Z41.80 ; DR H52.1 (myopie) ; acte.
 
 

Pose de stimulateur du système nerveux

Le DP des hospitalisations motivées par la mise en place d’un stimulateur du système nerveux central (stimulateur cérébral ou médullaire) doit être codé Z45.84 (ajustement et entretien d’une prothèse interne du système nerveux central) [7] pour que le RSS soit  classé dans les groupes ad hoc de la CMD 01 créés dans la version 10 des GHM.
 
 
 

2) Codes de la CIM-10 étendus

 
Ils s’ajoutent aux codes étendus créés pour les versions 4 à 9 des GHM, répertoriés dans l’annexe 7 du volume 1 du manuel des GHM.

 

E66

Les subdivisions suivantes peuvent être utilisées comme caractère supplémentaire pour préciser l’indice de masse corporelle [IMC] du patient :
                            0         Indice de masse corporelle inférieur à 40 kg/m2
                            1         Indice de masse corporelle égal ou supérieur à 40 kg/m2
            Soit :
 
E66.00     Obésité due à un excès calorique, avec indice de masse corporelle inférieur à 40 kg/m²
E66.01     Obésité due à un excès calorique, avec indice de masse corporelle égal ou supérieur à 40 kg/m²
 
E66.10     Obésité médicamenteuse, avec indice de masse corporelle inférieur à 40 kg/m²
E66.11     Obésité médicamenteuse, avec indice de masse corporelle égal ou supérieur à 40 kg/m²
 
E66.20     Obésité extrême avec hypoventilation alvéolaire, avec indice de masse corporelle inférieur à 40 kg/m²
E66.21     Obésité extrême avec hypoventilation alvéolaire, avec indice de masse corporelle égal ou supérieur à 40 kg/m²
 
E66.80     Autres obésités, avec indice de masse corporelle inférieur à 40 kg/m²
E66.81     Autres obésités, avec indice de masse corporelle égal ou supérieur à 40 kg/m²
 
E66.90     Obésité, sans précision, avec indice de masse corporelle inférieur à 40 kg/m²
E66.91     Obésité, sans précision, avec indice de masse corporelle égal ou supérieur à 40 kg/m²
 
 

T85.5

T85.50      Complication mécanique due à un dispositif implantable périgastrique de gastroplastie pour obésité
T85.58      Complication mécanique due à d’autres prothèses, implants et greffes gastro-intestinaux
 
 

T86.0

T86.00      Rejet d’une greffe de moelle osseuse par l’hôte
T86.01      Réaction aigüe d’un greffon de moelle osseuse contre l’hôte
T86.02      Réaction chronique d’un greffon de moelle osseuse contre l’hôte
T86.09      Rejet d’une greffe de moelle osseuse, SAI
 
 

Z41.8

Z41.80      Intervention de confort
Z41.88      Autres thérapies sans raison médicale, non classées ailleurs
 
 

Z49.2

Z49.20      Séance de dialyse péritonéale automatisée [DPA]
                   Comprend : séance de dialyse péritonéale continue cyclique [DPCC]
Z49.21      Séance de dialyse péritonéale continue ambulatoire [DPCA]
 
 

Z51.8

Z51.80      Séance d’oxygénothérapie hyperbare
Z51.88      Autres formes précisées de soins médicaux, non classées ailleurs
 
 
 
[1] Fascicule spécial n° 2004/2 bis du Bulletin officiel, téléchargeable sur le site internet de l'ATIH (télécharger).
[2] Se reporter au guide méthodologique.
[3] Il ne devient inopérant qu’à partir des naissances de quadruplés, ce qu’on ne saurait raisonnablement considérer comme rédhibitoire.
[4] On rappelle en effet que la salle de naissance ne constituant pas une unité médicale d’hospitalisation,  les nouveau-nés transférés à partir d’elle dans un autre établissement ne doivent pas donner lieu à la production d’un RUM (guide méthodologique).
[5] À quoi s’ajoutent les conventions de codage (double codage astérisque-dague, codes du chapitre XX de la CIM, interruptions de grossesse, etc.) : se reporter au guide méthodologique.
[6] Code étendu créé pour la version 10 des GHM.
[7] Code étendu créé depuis la version 7 des GHM.

Informations complémentaires

  • Publication : 01/03/2006
  • Mise à jour : 19/12/2013
  • Champ d'activité : MCO
  • Domaine de compétences : Médicale, Nomenclatures
  • Type de publication : Information générale, Référentiel