Instrument de base du dispositif PMSI, la classification des GHM évolue, depuis 1996, au rythme d'une version tous les 2 ans : les résumés de séjour produits par les établissements publics et PSPH en 1998 et 1999 ont été classés selon les règles de la 5ème version de cette classification. L'année 2000 a vu, en même temps qu'apparaissait un nouveau format de RUM, l'introduction de la version 6 : les séjours de cette année ainsi que ceux de l'année 2001 seront donc classés en fonction de cette nouvelle référence.
Intégrée dans le logiciel MAHOS utilisé par les agences régionales de l'hospitalisation, la présente échelle nationale de coûts relatifs des GHM sert à pondérer l'activité 2000 des établissements de santé : mais les résumés 2000 sont classés selon la version 6 de la classification, alors que l'échelle a été élaborée à partir de données fournies par les établissements participant à l'étude nationale de coûts, en 1999…c'est à dire en version 5 !
Comparée à la version antérieure, la V6 apporte des nouveautés d'inégale importance. La CM 24 se trouve particulièrement concernée par ces modifications, avec la création de nouveaux groupes (GHM 690 : transfusion, 833 et suivants : actes mineurs, mais avec anesthésie, 150 : endoprothèses coronariennes….). Parmi ces nouveautés, l'éclatement de l'unique GHM de " radiothérapie " en 3 groupes d'irradiation distincts et 2 groupes de préparation. a eu, en ce qui concerne l'étude nationale de coûts, des effets particuliers : pour faire en sorte que l'échelle 2001 n'accuse pas un retard, relativement à la classification en vigueur, il a été demandé à quelques établissements de fournir, en sus des informations 1999, un semestre de données 2000 spécifiques, relatives à leur activité de radiothérapie. En effet, les codes-actes qui permettent de classer les séances en question dans ces nouveaux GHM n'existaient pas, antérieurement à cette année, et aucune " assimilation " ou " reconstruction " artificielle à partir des résumés 1999 n'aurait été possible.
Eu égard au volume relativement faible de données traitées, et au petit nombre d'établissements dont ces données sont issues, on doit considérer que les valeurs affectées aux " barreaux " de l'échelle 2001 correspondant à l'activité de radiothérapie ont encore un caractère d'estimation. Elles permettront toutefois de valoriser de manière moins uniforme des types de prise en charge techniquement fort différentes, contribuant ainsi à l'amélioration des procédures de comparaison entre établissements, dans le cadre, notamment, des campagnes budgétaires.
Au delà de son intérêt anecdotique, cet exemple illustre bien l'exigence de réactivité qui s'attache au choix de " mesurer " l'activité des établissements au moyen d'un référentiel non pas arbitraire, mais issu de la production d'un groupe-échantillon. Que les équipes -producteurs de données médicales et comptables, superviseurs, statisticiens- qui ont travaillé à la réalisation de ce référentiel soient remerciées de la constance de leurs efforts.
Edouard COUTY
