Recueil d'information PMSI : consignes 2001

1- Qualité du recueil d'information

En l'absence de nouvelle version de la classification des GHM et de nouveau format du RUM au 1er janvier 2001, une attention particulière sera portée au bon remplissage des résumés de sortie du PMSI, et notamment à ce qui a fait l'objet des "nouveautés 2000" : diagnostic relié, diagnostics associés significatifs et documentaires.

Pour mémoire, la définition de ces items du résumé de sortie est contenue dans le chapitre introductif du volume 1 du manuel des GHM, version 6 de la classification (B.O n°2000-2bis). Par ailleurs, un fascicule à l'usage des DIM et des services cliniques, adressé aux établissements en juillet 2000, illustre de quelques situations cliniques l'utilisation du diagnostic relié et du diagnostic associé significatif. Ce fascicule est disponible sur le site internet du PMSI (www.le-pmsi.fr).

S'agissant de diagnostic relié, il convient de signaler que la définition actuellement diffusée n'est probablement pas la version définitive : si l'"esprit" de ce concept nouveau est bien arrêté (il s'agit d'éclairer le contexte pathologique, essentiellement lorsque le diagnostic principal n'est pas en lui même une affection), sa définition et les règles de codage inhérentes méritent d'être affinées pour que les ambiguïtés persistantes soient définitivement levées. Cette étape nécessite l'analyse de bases constituées de données sur lesquelles un effort dans le recueil de cette information aura été fourni. Cette analyse devrait en outre permettre d'apprécier l'opportunité de faire jouer au diagnostic relié, dans la version prochaine de la classification des GHM, un rôle autre que celui d'un diagnostic associé (significatif). Signalons en outre que dans le souci de stabiliser ces concepts, une enquête menée par le PERNNS, auprès des établissements, sera réalisée en début d'année 2001.

2- Modalités de production de l'information médicale relative aux séances

L'ambiguïté de la notion de séances utilisée dans le dispositif PMSI est notoire, ainsi que les questions et les difficultés de codage de l'information qui s'en suivent. A l'hôpital, le terme de "séances" est en effet utilisé dans au moins trois acceptions différentes, que l'on pourrait qualifier de "médicale", administrative" et "PMSI".

Une illustration des confusions et questions que génère ce fait est donnée par la situation clinique où deux actes, d'irradiation par exemple (qui sont deux séances au sens médical) sont réalisés au cours de la même journée. Sur le plan administratif, une seule séance doit cependant être enregistrée, ce qui pose question sur la manière dont le "RSS-séance" (du PMSI) doit être renseigné(1). Si l'on ajoute à ces problèmes celui de la définition PMSI des séances qui indique qu'elles "constituent des épisodes identiques d'un seul et même protocole thérapeutique comportant le(s) même(s) acte(s), le même diagnostic principal et, le cas échéant, le(s) même(s) diagnostic(s) associé(s)", les DIM ou autres producteurs de l'information PMSI sont souvent conduits à devoir apprécier si, d'une séance à l'autre, tout a bien été réalisé à l'identique (ce qui, souvent, n'est pas le cas).

Pour remédier aux nombreux problèmes engendrés par la notion de séance, il est décidé de ne plus singulariser ce mode de prise en charge hospitalier dans le cadre du PMSI, et de traiter ces venues à l'hôpital comme les autres venues entrant dans le champ du PMSI (noter qu'il s'agit simplement de venues-pour-séance(2), où séance prend le sens d'"acte-séance").

Il en résulte les points suivants :

  • dès le 1er janvier 2001, il est recommandé de réaliser un enregistrement spécifique pour chaque venue-pour-séance. En d'autres termes, si les établissements conservent la possibilité de réaliser un "RSS-séance" unique pour rendre compte de ces prises en charge, en incrémentant l'item "nombre de séances" à chaque venue, cette pratique doit être progressivement abandonnée.
  • Néanmoins, les établissements qui continueront à réaliser ces RSS-séances ne seront pas pénalisés puisque le logiciel GenRSA reconstituera les RSA correspondant à chacune des séances réalisées et mentionnées sur le RSS-séance. Il convient cependant de noter que dans ce cas, GenRSA créera pour chaque RSA, des dates nécessairement fictives, bien que compatibles avec la période de temps mentionnée sur le RSS-séance.

    En conséquence, les "GHM séances" 680, 681, 687, 688, 689 et 690 (dialyse, chimiothérapie, radiothérapie et transfusion) sont maintenus dans la classification, mais les RSA qui y conduiront prendront la forme d'un RSA par "venue-pour-séance", quel que soit le mode de recueil privilégié par l'établissement.

    Au total, la production d'information relative aux séances aura donc désormais, au sortir des établissements, et dans tous les cas, la forme d'un RSA pour chaque venue-pour-séance. Ceci conduit à supprimer (à partir du 1er janvier 2002), l'item "nombre de séances" du format du RSA(3). En revanche, pour l'instant, cet item restera bien présent dans le format du RUM (à ce propos, voir également le point 3 suivant relatif au RSP).

    Mesures complémentaires

    - Tous les résumés dont DS=DE et DP = Z49.0, Z49.1, Z49.2, Z51.01, Z51.1, ou Z51.3(4) seront désormais orientés dans l'un des GHM séances ci-dessus mentionnés (même si le champ "nombre de séances" est blanc ou égal à 0), et non plus dans les groupes 711, 717, 811 ou 817 dans lesquels ils pointaient jusqu'alors. Cette mesure sera effective à partir du 1er janvier 2001, lors du groupage des RSA par MAHOS. Se trouve ainsi réglé le problème des "oublis" de remplissage de l'item "nombre de séances", qui conduisaient jusqu'à présent, à orienter de manière indue des séances dans les groupes ambulatoires des CMD correspondantes.

    - Au 1er janvier 2002, les GHM 683 et 684 "autres séances avec/sans acte opératoire" de la classification des GHM (version 7), seront supprimés. En effet, l'orientation actuelle des séjours dans ces GHM se fait notamment sur le critère "nombre de séances ³ 1". Les séjours actuellement classés dans ces deux GHM seront alors orientés dans l'un des GHM de la CM n°24 en fonction de leurs DP, DAS et acte(s), (sous la forme d'un RSA par "venue-pour-séance").

3- Modification de la date conventionnelle de sortie du RSP

La version 6 de la classification des GHM a vu l'introduction de nouveaux GHM de radiothérapie en CM24 : deux GHM de préparation d'irradiation et trois GHM de séances d'irradiation ont été créés. Ces nouveaux GHM ont été accompagnés de consignes de production de l'information, indispensables pour guider notamment l'utilisation de concepts nouveaux tels le résumé standardisé de préparation (RSP) – voir à ce sujet le manuel des GHM, B.O n° 2000-2 bis.
Le résumé standardisé de préparation est en effet un résumé atypique relativement à la logique PMSI (il est produit un résumé unique pour l'ensemble de la préparation, quelle que soit sa durée, et non un résumé par "séjour").
Ainsi une date de sortie du RSP a-t-elle été définie de manière conventionnelle - ce qui implique que la durée de séjour n'a, en l'occurrence, aucun sens. Les consignes figurant dans le manuel des GHM (version 6 de la classification) définissent cette date comme étant celle de la première venue-pour-séance d'irradiation. Cette date de sortie conventionnelle avait été ainsi fixée parce qu'il apparaissait logique de faire terminer la phase de préparation au moment où commence la phase de traitement. En pratique, il se trouve que des séances de préparation ont lieu y compris après que les premières séances d'irradiation ont commencé (poursuite ou ajustement de la préparation), ce qui pose des problèmes signalés par de nombreux établissements, en termes d'organisation du recueil de l'information.
Pour ces raisons, à compter du 1er janvier 2001, la date de sortie du RSP sera, toujours par convention, la date de la dernière venue-pour-séance d'irradiation.

Compte tenu du paragraphe précédent, il importe, dans ce paragraphe consacré au RSP, de rappeler qu'une autre convention doit être respectée lorsqu'un RSP est réalisé. Dans de tels cas, l'item "nombre de séances" du RUM doit être renseigné, et nécessairement ³ 1. Le respect de cette consigne est indispensable pour que les préparations d'irradiation soient bien classées en CMn°24 de la classification des GHM.
N.B. L'item "nombre de séances" ne disparaît pas du format du RUM : en interne, les établissements peuvent donc continuer à l'utiliser, notamment (voire essentiellement) pour remplir ces RSP(5). En externe, MAHOS sera adapté pour conduire à un GHM de préparation bien que l'item "nombre de séances" soit absent du format du RSA.

4- Codes V,W,X et Y de la CIM-10

A compter du 1er janvier 2001, le crible de GenRSA portant sur les codes dits en V,W, X et Y du chapitre XX des causes externes de morbidité et de mortalité de la CIM-10 sera levé. Jusqu'à présent, ces codes étaient des codes interdits en diagnostic principal, mais autorisés en diagnostic associé (significatif ou documentaire). Cependant, leur utilisation en diagnostic associé en faisait une information strictement interne aux établissements dans la mesure où ils n'étaient pas reproduits sur les RSA lors du traitement des RUM ou RSS par GenRSA.La nouvelle version de GenRSA ne filtrera plus ces codes sur les items où ils sont autorisés. En pratique, seuls les codes portés en diagnostic associé significatif seront reproduits sur les RSA puisqu'ils restent interdits en diagnostic principal d'une part, et que les diagnostics associés documentaires restent à ce jour strictement internes aux établissements d'autre part(6).Cette mesure d'identification des causes de morbidité présente un intérêt évident pour la description des séjours hospitaliers, particulièrement dans les cas de suicide (cf point suivant), ou les complications de soins médicaux et chirurgicaux.

5- Consignes de codage relatives à des priorités nationales de santé publique

Le dispositif PMSI repose sur un recueil hospitalier d'information, unique en son genre par l'ampleur du champ couvert (intégralité des établissements de soins de courte durée des secteurs d'hospitalisation public et privé pour ce qui concerne le seul "PMSI MCO"), ainsi que par la nature des informations (médicales et administratives) recueillies. Les bases de données nationales qu'il permet de constituer, dont la fiabilité s'améliore d'années en années ouvrent ainsi des perspectives d'utilisations pour des finalités autres que médico-économiques. L'observation au niveau national, sur ces bases de données, de phénomènes de santé publique, est d'ores et déjà envisagée et sera vraisemblablement poursuivie dans les années à venir.
Il importe cependant que les données recueillies soient de qualité, et que les établissements soient informés à cette fin, des utilisations envisagées.

Désormais, le suivi des IVG et des tentatives de suicide devrait s'appuyer, pour partie, sur les informations issues du PMSI. A compter du 1er janvier 2001, il importe donc d'apporter un soin particulier au recueil d'information portant sur les séjours hospitaliers concernés par ces problématiques. Les consignes de codage suivantes méritent donc d'être rappelées :

- Il convient de rappeler que les codes du chapitre des troubles mentaux et du comportement de la CIM-10 ne doivent pas être utilisés systématiquement pour remplir le résumé de sortie de ces séjours pour tentative de suicide : si un diagnostic de trouble mental est porté au cours du séjour, c'est en général en DAS (et non en DP) qu'il doit figurer sur le résumé de sortie.

- On portera par ailleurs en diagnostic associé significatif un code X60 à X84 (lésions auto-infligées) du chapitre XX des causes externes de morbidité et de mortalité pour préciser l'origine volontaire de la manifestation morbide. Ces codes portés sur les résumés de sortie seront désormais reproduits dans le RSA.

  • s'agissant des IVG
    - Le diagnostic principal d'un séjour pour interruption volontaire de grossesse est le code O04-. (précisé d'un 4ème chiffre) de la CIM-10, correspondant au libellé : "avortement médical".
    - Entrent cependant dans cette catégorie, non seulement les interruptions volontaires, mais aussi les interruptions thérapeutiques de grossesse (réalisées pour motif thérapeutique, éventuellement au-delà du délai légal). Pour distinguer ces deux types d'avortement, on portera donc en diagnostic associé significatif :
    - le code Z64.0 "difficultés liées à une grossesse non désirée " pour les IVG
    - un code de la catégorie O28.- " résultats anormaux constatés au cours de l'examen prénatal systématique de la mère" pour les ITG (en utilisant le 4ème chiffre pour préciser le type de résultats anormaux constatés)
    - Les actes portés sur le résumé de sortie seront soit les actes correspondant à la technique instrumentale utilisée si c'est le cas (codes P020 à P025 du CdAM), soit l'acte P026 pour les IVG médicamenteuses, pour autant qu'elles aient effectivement nécessité une admission hospitalière et non une simple consultation.
     
  • s'agissant des tentatives de suicide
    - Classiquement, le DP est un code qui traduit un empoisonnement, un traumatisme ou un "autre effet de cause externe" au sens CIM-10 (suffocation, noyade), consécutifs à la tentative de suicide.

Vous trouverez ci-joint le guide d'amélioration continue de la qualité des informations du PMSI SMR (version 1.1 du 1/8/2000 édité par la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins)

Sur l’ensemble de la base et à l’intérieur de chaque CMD pour la plupart des CMD, ce sont les 7 variables suivantes qui ont le meilleur pouvoir explicatif :

  • les classes d’âge ;
  • l’isolement thérapeutique (oui/non) ;
  • la pathologie somatique lourde (oui/non) ;
  • l’ancienneté dans le séjour (3 mois ou 6 mois) excepté pour la CMD F8
  • les sous-groupes psychiatriques définis dans chaque CMD
  • les classes de l’échelle globale de fonctionnement (EGF)
  • la dépendance physique (traitée selon un score unique)

Contrairement à la classification à la journée pondérée élaborée spécifiquement pour le PMSI en " soins de suite et réadaptation ", il n’a pas été possible d’identifier des situations cliniques générant une consommation différenciée (particulièrement élevée ou au contraire particulièrement réduite) de ressources, excepté la mise en chambre d’isolement (cf ci-après). Par ailleurs, contrairement à la classification à la journée pondérée élaborée spécifiquement pour le PMSI en " soins de suite et réadaptation ", il a été décidé de ne pas introduire de groupes de prises en charge dont les marqueurs seraient certaines activités ou certaines intensités d’activités : en effet, l’utilisation d’une classification fondée sur de tels marqueurs présente potentiellement des effets pervers inflationnistes du point de vue de l’enregistrement de l’activité.

 

LES TROIS GROUPES D’AGE

La segmentation de chaque CMD, à l’exception de la CMD Troubles comportementaux et émotionnels apparaissant habituellement dans l’enfance ou l’adolescence F9, s’appuie systématiquement sur 3 groupes d’âge:

  • les adultes (plus de 19 ans),
  • les adolescents (12 ans à 19 ans),
  • et les enfants (moins de 12 ans).

La CMD Troubles comportementaux et émotionnels apparaissant habituellement dans l’enfance ou l’adolescence F9, quant à elle, est subdivisée en 2 groupes d’âge : les adultes (plus de 19 ans) et les enfants-adolescents (19 ans et moins)
L’âge constitue ainsi le premier noeud de l’arbre de décision de chaque CMD. En effet, à prises en charge cliniques égales, à pathologie ou à niveaux de dépendance identiques, les enfants et adolescents hospitalisés à temps plein enregistrent en moyenne une consommation de ressources plus importante que celle des adultes.

 

LE GROUPE DEFINI PAR LA MISE EN CHAMBRE D’ISOLEMENT THERAPEUTIQUE

Un groupe de prise en charge clinique spécifique a été identifié : il s’agit des patients ayant eu au moins un jour de mise en chambre d’isolement durant la période hebdomadaire. Ces patients enregistrent, en moyenne, une consommation accrue notamment d’activités de type surveillance et accompagnements, par rapport aux patients n’ayant pas eu d’isolement thérapeutique.

 

LE GROUPE DEFINI PAR LA PRESENCE D’UNE PATHOLOGIE SOMATIQUE LOURDE

Les patients atteints d’au moins une affection somatique lourde durant la période hebdomadaire (définie durant la constitution de la base de données, comme une affection entrainant au moins 1 heure par jour de soins ou d’accompagnement par le service enquêté pour sa seule prise en charge) enregistrent également une consommation de ressources plus importante, qu’il s’agisse d’activités de soin, de présence/accompagnement ou d’examens médico-techniques et de médicaments.

 

LE GROUPE DEFINI PAR UNE ANCIENNETE DANS LE SEJOUR DE PLUS DE 3 OU 6 MOIS

Les situations des patients dont l’ancienneté dans le séjour excède un seuil de 3 ou 6 mois discriminent la consommation de ressources différemment selon les CMD :

  • Dans les CMD F0 à F7 et F1 + (F3, F6), les patients dont l’ancienneté est supérieure à 3 mois sont repérés par une consommation de ressources diminuée ;
  • Alors que dans la CMD Troubles comportementaux et émotionnels apparaissant habituellement dans l’enfance ou l’adolescence F9, les patients dont l’ancienneté est supérieure à 6 mois sont repérés par une consommation supérieure de ressources.
  • Dans la CMD Troubles du développement psychologique F8, le critère d’ancienneté dans le séjour n’intervient pas dans l’arbre de décision.

 

LES SOUS-GROUPES DE MORBIDITE PSYCHIATRIQUE VARIABLES SELON LA CMD

Les pathologies psychiatriques présentent globalement une très faible capacité discriminante vis à vis des coûts. En revanche, les experts ont utilisé cette variable de morbidité avec l’objectif d’affiner la description clinique jusque-là très frustre au niveau du découpage en CMD. Selon les CMD, 2 à 6 sous-groupes de morbidité psychiatriques sont proposés :

Exemple :

Troubles mentaux organiques (F0)

 

 

  • F00.0
  • F00.x (x différent de 0)
  • F01 - F02 - F03

 

 

 

  • autres

 

Démence de la maladie d’Alzheimer à début précoce
Démence de la maladie d’Alzheimer autre
Démence vasculaire, associée à d’autres maladies classée ailleurs, démence sans précision
autres troubles mentaux organiques

 

 

LES DEUX GROUPES DEFINIS PAR L’ECHELLE GLOBALE DE FONCTIONNEMENT (EGF)(7)

Les patients dont le score de l’échelle globale de fonctionnement est inférieur ou égal à 20 enregistrent une consommation de ressources supérieure à celle des patients dont l’échelle globale de fonctionnement a été cotée à un niveau supérieur à 20.

 

LES DEUX GROUPES DEFINIS PAR LA DEPENDANCE PHYSIQUE

  • Il a été décidé de traiter les variables de dépendance sous la forme d’un score en ne retenant que les variables de dépendance physique ; la dépendance relationnelle et comportementale, n’étant pas reproductible, est approchée par d’autres variables plus fiables auxquelles elle est liée (l’âge, la dépendance physique et l’échelle globale de fonctionnement).
     
  • Le score de dépendance physique est calculé en additionnant les cotations des 4 variables suivantes : dépendance à l’alimentation, dépendance à l’habillage, dépendance au déplacement, dépendance à la continence(8). Ce score prend, par cumul des 4 cotations, des valeurs allant de 4 (indépendance pour les 4 activités) à 16 (assistance majeure ou totale pour les 4 activités).

Deux groupes de dépendance sont ainsi constitués dans chaque CMD selon la partition suivante : score de dépendance physique inférieur ou égal à 10 / score de dépendance physique supérieur à 10.

Remarque : quatre CMD (CMD Z00, CMD R, CMD moins de 3 ans, et CMD F99) n’ont pas été segmentées ni selon les critères ci-dessus, ni selon d’autres critères, compte tenu du nombre extrêmement faible de semaines-patient dans ces CMD.

 

(7) L'échelle d'évaluation globale du fonctionnement correspont à l'axe V du DSM : elle permet d'indiquer un jugement sur le niveau de fonctionnement global de l'individu. Au moyen d'une note unique entre 1 (le plus bas niveau correspondant au fonctionnement le plus dégradé) et 100 (le plus haut niveau correspondant à un bon fonctionnement), elle doit être cotée en tenant compte uniquement du fonctionnement psychologique, social et professionnel ou scolaire.
(8) La variable de dépendance à la toilette très liée à celle de dépendance à l'habillage et expliquant la même consommation de ressources n'est pas intégrée dans ce score.

En 1995, des travaux d’extension du PMSI à la psychiatrie ont été engagés afin de construire une classification médico-économique spécifique à ce domaine. Ces travaux, en cours pour les alternatives à l’hospitalisation complète ont abouti pour l’hospitalisation complète à l’élaboration d’une " classification à la journée pondérée ".

En routine, dès 2001, le recueil d’information standard qui devrait être généralisé aux établissements ayant une activité de psychiatrie donnera lieu, pour chaque hospitalisation temps plein, à une succession de " résumés hebdomadaires ".

Environ 39 000 patients observés, dont 8 000 concernés par de l’hospitalisation à temps complet et 30 000 vus en ambulatoire

  • En décembre 1997 et janvier 1998, 122 établissements (1) ont participé pendant 4 semaines à la constitution d’une base de données représentant

39 015 patients (2). Les travaux de construction de la classification sont fondés sur les données relatives à 38 898 patients.

Ces patients ont été observés :

- soit pour une prise en charge en hospitalisation à temps complet - C - (certains patients, peu nombreux, ayant réalisé plusieurs séjours dans la même unité durant la période d’enquête),
- soit pour une prise en charge en hospitalisation de jour - J-,
-soit pour une prise en charge en hospitalisation de jour partielle - P-,
- soit pour une prise en charge en hospitalisation de nuit -N-,
- ou bien pour une venue en ambulatoire - A-.
Certains patients ont été observés pour plus d’une modalité de prise en charge (par exemple : hospitalisation complète suivie d’une venue en ambulatoire).

  • 7 854 parmi les 38 898 patients (20,2 %) ont été concernés par de l’hospitalisation complète et majoritairement par l’hospitalisation à temps plein (96,5 % des 7 854 patients).

Les 7 578 patients concernés par l’hospitalisation temps plein totalisent 8 248 prises en charge (6,3 % de ces patients été observés durant plusieurs séjours dans la même unité pendant la période d’enquête), 18 916 " semaines-patients ", 114 008 journées.

Les patients concernés par une hospitalisation à temps complet sont relativement peu nombreux (20% seulement), mais ils représentent 53% des coûts directs (cf tableau ci-après) et 62% des actes enregistrés pendant les 4 semaines.

 

 

Nb

journées

 

Nb patients

Nb actes

Coût direct

(en francs)

Coût direct

en %

Coût/jour

HOSPITALISATION COMPLETE

 

120 065

7 854

(20%)

300 414

(62%)

17 854 227

 

52.9

148,7

HOSPITALISATION

DE JOUR

 

24 451

2 692

81 766

5 329 444

15.8

218

HOSPITALISATION

DE JOUR PARTIELLE

 

10 530

2 396

18 169

1 547 361

4.6

147

HOSPITALISATION DE NUIT

 

1 384

149

3 563

184 633

0.5

133

AMBULATOIRE

 

69 534

29 520

79 415

8 813 638

26.1

127

TOTAL

 

 

39 000 environ

 

34 millions

100

-

UN COÛT DIRECT DE JOURNEE D’HOSPITALISATION COMPLETE PRINCIPALEMENT DÛ AUX ACTES CLINIQUES

  • Le coût de la semaine est obtenu en totalisant, l’ensemble des consommations "directes" enregistrées durant la semaine c’est à dire :
    • l’ensemble des coûts relatifs aux actes cliniques non médico-techniques (y compris la kinésithérapie) calculés selon les exemples ci-dessus,
    • les coûts des examens médico-techniques (réalisés dans l’établissement ou à l’extérieur de l’établissement)
    • les coûts des médicaments pour les patients atteints d’une affection somatique lourde.
       
  • Les examens médico-techniques, la kinésithérapie, les médicaments sont des consommations rares : ainsi 76,6% des semaines ne présentent aucun de ces postes de consommation (3). Ces consommations représentent des coûts marginaux (8,2%) dans le coût total direct de l’hospitalisation complète.
     
  • Dans les analyses qui suivent, la variable dite à expliquer est le coût moyen de journée (ou coût de journée "pondérée") associé à chaque semaine de présence de chaque patient (4).

 

 

- (1) 97 établissement tirés au sort pour constituer un échantillon stratifié réprésentatitif au niveau national et 25 unités volontaires pour la région Rhône Alpes.
- (2) Les données d'un de ces établissements (115 patients de moyenne d'âge 13 ans) n'ont pas été utilisées dans le premier temps de la construction de la classification, en raison de la trop grande spécificité des patients traités (retard mental et polypathologies somatiques lourdes). Par ailleurs, 2 patients présentant un recueil d'actes enregistrés de façon incorrecte ont été suprimés de la base
.- (3) 97.7% des semaines ne présentent pas de consommation de médicaments, 97,1% des semaines ne présentent pas de consommation de kinésithérapie, respectivement 93,4% et 87,6% des semaines sont dénuées d'examen médico-techniques à l'extérieur et dans l'établissement.
- (4) L'objectif des travaux (hypothèse initialement définie) est en effet d'expliquer les différences de coût de journée (les variations de coût) entre patients, voire pour un même patient d'une semaine à l'autre, ceci en considérant les variables médico-sociales disponibles pour chaque patient.
Ce coût moyen de journée est le rapport du coût de la semaine rapporté au nombre de jours de présence dans la semaine.

REMERCIEMENTS

  • Ce guide a été élaboré et relu par un groupe de travail  :
    • Monsieur le docteur Jean Pierre BEAUDE (CH de Bagnol sur Cèze)
    • Madame le docteur Françoise GRANIER (DRASS Languedoc Roussillon)
    • Madame le docteur Cécile LUCAS (DRASS PACA)
    • Monsieur le docteur Pierre METRAL (Mission PMSI)
    • Monsieur le docteur Jean François NOURY (PERNNS)
    • Mademoiselle Christel SCHWENDIMANN (CTIP)

Les tableaux MAHOS en soins de suite et réadaptation (MAHOS-SMR) ont été élaborés par les membres du comité technique du PMSI-SSR. (liste en annexe)

Le logiciel MAHOS-SSR a été développé par le CTIP, centre de traitement des informations du PMSI, et en particulier par Max BENSADON, Emmanuel THAMMAVONG et Christel SCHWENDIMANN.
 

SOMMAIRE

· INTRODUCTION

· EXHAUSTIVITE
 

TABLEAU 1A  :  VA VARIATIONS SAISIONNIERES
TABLEAU 1B  :  REPARTITION DES RHA GROUPES EN ERREUR
TABLEAU 1C :  REPARTITON DES CODES " ERREUR " POUR LES RHA GROUPES EN ERREUR
   
TABLEAU 2A-1 : EVENTAIL DES CAS : RHA SELON LES CMC, tous types d’activité
TABLEAU 2A-2 :  EVANTAIL DES CAS : RHA SELON LES CMC, hospitalisation complète 
TABLEAU 2A-3 : EVENTAIL DES CAS : RHA SELON LES CMC, hospitalisation de jour
TABLEAU 2A-4 :  EVENTAIL DES CAS : RHA SELON LES CMC, séances (TCA)
   
TABLEAU 2B-1 : EVENTAIL DES CAS : RHA SELON LES GHJ, tous types d’activité
TABLEAU 2B-2 :  EVENTAIL DES CAS : RHA SELON LES GHJ, hospitalisation complète 
TABLEAU 2B-3 :  EVENTAIL DES CAS : RHA SELON LES GHJ, hospitalisation de jour
TABLEAU 2B-4 :  EVENTAIL DES CAS : RHA SELON LES GHJ, séances (TCA)
   
TABLEAU 3A : DIVERSITE DE L’ACTIVITE
TABLEAU 3B : DIVERSITE DE L’ACTIVITE– GHJ les plus fréquents par CMC 
TABLEAU 3C :  DIVERSITE DE L’ACTIVITE – MMP les plus fréquentes par CMC
   
TABLEAU 4 : DEROULEMENT DES PRISES EN CHARGES
   
TABLEAU 5A :  CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES SSRHA Tranches d’age
TABLEAU 5B : CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES SSRHA- Divers
   
TABLEAU 6A :  FILIERES DE SOINS – Modes d’entrée en hospitalisation complète.
TABLEAU 6B :  FILIERES DE SOINS – Modes de sortie en hospitalisation complète
   
TABLEAU 7 :  PRISES EN CHARGE PARTICULIERES
   
TABLEAU 8A :  DENSITE ET INTENSITE DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION – Nombre d’activités par RHA
TABLEAU 8B : DENSITE ET INTENSITE DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION – Temps moyen par journée (hors collectif)
TABLEAU 8C : DENSITE ET INTENSITE DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION – Temps moyen d’activité collective par journée
   
TABLEAU 9 : REPARTITION DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION – Temps moyen par activité et par RHA
TABLEAU 10 : REPARTITION DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION –CMC par CMC, Temps moyen par activité et par RHA

· LEXIQUE
 

· MEMBRES DU COMITE TECHNIQUE DU PMSI-SSR
 

 

INTRODUCTION

OBJECTIFS :

L’outil MAHOS-SSR élaboré par la Direction des Hôpitaux, développé par le CTIP et diffusé aux agences régionales de l’hospitalisation (ARH) permet de traiter les données PMSI-SSR produites par les établissements.

Les principaux objectifs visés sont :

    1. L’analyse médicalisée de l’activité des établissements dans le champ SMR (soins de suites ou réadaptation) sur la base du PMSI-SSR. Le PMSI-SSR est une forme de description de l’activité qui intègre des informations médicalisées et qui répond à une logique médico-économique.
    2. La vérification des données transmises par les établissements. Les tableaux produits permettent aux ARH de valider la cohérence des données. Leur envoi aux établissements permet à ceux-ci de vérifier l’exactitude des données qu’ils ont produites et transmises.
    3. La constitution d’une base régionale de RHA et SSRHA, permettant avec d’autres outils (TAB-RHA), une analyse de l’activité régionale en soins de suite ou réadaptation et des comparaisons entre établissements.

Les tableaux produits par le logiciel MAHOS-SSR ont vocation à être utilisés par les ARH et les DRASS.

Ils sont également, dans un souci de transparence et de validation, destinés aux établissements.

Ce guide a donc une double diffusion : les services déconcentrés de l’Etat et les établissements ayant une activité dans le champ SSR.
 

REMARQUES :

  • La 1ère version du logiciel MAHOS-SSR n’intègre - ni calcul sur les points ISA, car l’échelle de points ISA en SMR n’existe pas encore, l’étude est en cours,
    • ni comparaison à une base nationale de référence, car celle ci n’existe pas encore et sera constituée après la transmission des données régionales à la Direction des Hôpitaux.

Ces éléments seront ajoutés dans les versions ultérieures de .

  • La classification en groupes homogènes de journées (GHJ) est encore très jeune et n’a pas été testée " en grandeur nature ", elle comporte probablement des imperfections.

Les données de 1998 et 1999 n’ont fait, pour l’instant, l’objet d’aucune validation externe, alors que les consignes de codages ne sont pas encore appliquées par tous les établissements de la même manière (temps intervenants, choix de la manifestation morbide principale …).

Il convient de prendre les premiers résultats fournis par avec quelques précautions et en particulier de les croiser avec d’autres sources d’information.

  • Les intitulés des catégories majeures cliniques (CMC) et des GHJ utilisent un vocabulaire évocateur, mais il faut se garder d’assimiler les termes employés à des définitions établies ailleurs.

Avant de présumer du contenu d’un GHJ ou d’une CMC, il faut toujours s’assurer de sa définition et de son contenu dans le manuel des GHJ (B.O. 97-8bis).

Vous trouverez la liste des 278 GHJ et des 3 GHJ "anomalies " en annexe à la fin de ce guide.
 
 
 

 

EXHAUSTIVITE

Le calcul du taux d’exhaustivité des établissements se fait en dissociant la partie hospitalisation complète de la partie ambulatoire (hospitalisation de jour ou traitements et cures ambulatoires, l’activité externe étant exclue du champ).

Les établissements fournissent pour le semestre, leur nombre de journées réalisées (en hospitalisation complète), leur nombre de venues (en hospitalisation de jour) et leur nombre de séances (en TCA) (cf. tableau Q02B de SAE) en fonction des types d’activités SAE.
 
 

  1. La formule pour l’hospitalisation complète (HC) est :

Nombre de journées de présence des RHA en HC

_________________________________________________

(Nombre de journées réalisées en HC + Nombre de sorties totales d’HC - nombre de décès)

Il s’agit d’une estimation de l’exhaustivité, en sachant qu’une formule plus précise serait calculée en soustrayant du numérateur les journées de permission avec sortie après 12 heures mais que cette information est difficilement mobilisable pour la plupart des établissements.

A titre indicatif, on peut également rapprocher le nombre de journées des RHA en HC du nombre théorique maximal de journées possibles (nombre de lits ouverts en HC x 365 jours ).

Attention : les difficultés de tri des RHA du mois de juin 1998 peuvent, dans certains cas, amener le logiciel MAHOS-SSR à compter au numérateur des journées qui ne font pas partie de la période et à fausser ainsi le calcul du taux d’exhaustivité. Ceci concerne principalement les établissements qui ont des journées en groupe 904 " erreurs MAHOS " (cf. tableau 1B).

Le début d’un semestre est le lundi de la première semaine du semestre selon les normes ISO 86-01. La conversion de numéro de semaine en date donne un résultat variable selon les années pour le début et la fin de semestre.

Le 1er semestre débute (semaine n°1) le lundi de la semaine qui intègre le 4 janvier.

Le 2nd semestre débute (semaine n°26 ou 27) le lundi de la semaine qui intègre le 4 juillet.

Pour 1998 :

  • 1er semestre = semaines n°1 à 26, débute le 29/12/1997, finit le 28/06/1998
  • 2nd semestre = semaines n°27 à 53, débute le 29/06/1998, finit le 03/01/1999

Pour 1999 :

  • 1er semestre = semaines n°1 à 25, débute le 04/01/1999, finit le 27/06/1999
  • 2nd semestre = semaines n°26 à 52, débute le 28/06/1999, finit le 02/01/2000

 

  • 2. Pour les prises en charges ambulatoires (hôpital de jour, de nuit, et séances de traitement et cures ambulatoires), la formule est  :

Nombre de journées en HJ ou de séances TCA des RHA

___________________________________________

nombre de venues en HJ et de séances en TCA
 

Remarque : les séances de traitements et cures ambulatoires de SMR font l’objet d’un paiement au " forfait de soins externes " négociés avec les caisses, du moins pour les établissements qui sont en conformité.

Certains établissements les facturent encore à tort sous forme de lettres-clés (AMC ou AMK), en particulier dans le secteur public, dans ce cas il est exclu que les lettre-clés fassent l’objet d’une valorisation en point ISA que ce soit au titre de l’activité MCO ou en SSR, lorsque les points ISA seront disponibles.

 

TABLEAU 1A  : VARIATIONS SAISIONNIERES

OBJECTIF :

  • Analyse du nombre et répartition mensuelle et semestrielle des RHA et SSRAH produits
  • Evolution d’un semestre à l’autre

RAPPEL :

  • Les mois ne comportent pas tous le même nombre de semaines (4 ou 5). C’est la date du lundi de la semaine considérée qui détermine le classement du RHA dans un mois. La première semaine du second semestre est donc classée en juin pour l’année 1998. La prochaine version de MAHOS-SSR traitera des semaines et non des mois.

Les semestres comportent 25 où 26 semaines. Ils n’ont pas tous la même longueur.

  • Les pourcentages de la colonne " % semestre observé " sont calculés en divisant les RHA du mois considéré (selon la date du lundi), par le nombre total des RHA hors erreur du semestre.
  • Un SSRHA ou suite semestrielle de RHA, est constitué de l’enchaînement des GHJ d’un séjour SSR, y compris pour les prises en charge en hospitalisation de jour, ou en séances et cures ambulatoires.

Un patient qui change de type de prise en charge (ex. HC/HJ), change de séjour SSR.

Il aura deux séjours dans le semestre (au sens du PMSI-SMR) et donc deux SSRHA.

Le nombre de SSRHA est donc différent du nombre de patients.

Il existe 4 catégories de SSRHA :

1- séjour " entier ", l’entrée et la sortie du séjour ont lieu au cours du semestre.

2- séjour débuté avant le début du semestre et clos pendant le semestre

3- séjour débuté au cours du semestre et clos après la fin du semestre

4- séjour débuté avant le début du semestre et clos après la fin du semestre

Certains SSRHA comportent des incohérences dans l’enchaînement des RHA ou dans les dates et sont "non classés "

Ce tableau présente le total des SSRHA du semestre, et les SSRHA " entiers " (catégorie1).

  • Un séjour à cheval sur le début ou la fin du semestre n’est pas analysé totalement dans le semestre considéré, seuls les RHA du semestre sont extraits et traités.

Les séjours qui se terminent après la fin du semestre n’ont donc pas de date et de mode de sortie. La suite du séjour sera analysée avec le semestre suivant.

Le RHA ne comporte pas de date ni de numéro de semaine. Il comporte le mois et l’année (du lundi) de la semaine du RHA et le numéro séquentiel du RHA dans l’enchaînement des semaines du séjour, ainsi que la réponse à la question  " RHA de début (ou de fin) du séjour (oui/non) ? ". (arrêté du 29 juillet 1998).

 

TABLEAU 1B  : REPARTITION DES RHA GROUPES EN ERREUR

OBJECTIF :

Analyse de la répartition des RHA classés dans un GHJ d’erreur en fonction :

  • du groupe d’erreur : 900, 903 ou 904
  • du type d’activité du RHA : hospitalisation complète, de jour ou de nuit, traitements et cures ambulatoires (séances).

DEFINITON :

Il existe 3 groupes de journées d’erreur :

  • le groupe 900  (CM90) : "erreur dépistée par le groupeur"

Le groupeur intègre des contrôles sur le format des différentes variables et la cohérence avec les tables de valeurs autorisées (ex. FPP avec un code non autorisé (code non Z ou Z hors liste), MMP absente…). Les erreurs "bloquantes" conduisent au Groupe 900. Il s’agit presque toujours de mauvaises applications des règles de remplissage du RHS (voir le manuel de production des RHS B.O. 97-5bis et la liste des codes d’erreurs en annexe).

  • le groupe 903 (CM99) : " RHA non groupable "

Certains diagnostics autorisés dans les tables ne sont pas classant (ex. Z501 en MMP) et certaines combinaisons FPP, MMP, AE ne permettent pas d’aboutir à une CMC, le RHA est alors non groupable. On est en présence d’une limite de la fonction groupage et pas forcément d’une erreur de description.

  • le groupe 904 (CM99) : " erreur MAHOS "

MAHOS-SSR réalise des tests supplémentaires de cohérence sur le fichier de RHA : " RHA hors période ", numéro FINESS incohérent, numéro de version de RHA erroné,Les types d’activité en hospitalisation sont regroupés en 3 catégories : - " hospit. complète" ou HC, regroupe les RHA en hospitalisation complète (code 03) et hospitalisation de semaine (code 20),

- " hospit. de jour" ou HJ, regroupe les RHA en hospitalisation de jour (code 04) et de nuit (code 05),

- " séances", regroupe les RHA des traitements et cures ambulatoires (TCA, code 19),

- " total ", regroupe tous les types d’activité.

Dans les colonnes " % … " (" % total ", " %hospit. complète ", etc.), la première ligne se réfère au nombre total de RHA transmis (donc 100% pour la colonne " %total "), les lignes suivantes se réfèrent au nombre de RHA du type d’activité de la colonne (ex. Nb. RHA en groupe 900/Nb. RHA en HC).
 
 
 

 

TABLEAU 1C : REPARTITON DES CODES " ERREUR " POUR LES RHA GROUPES EN ERREUR

OBJECTIF :

  • Analyse de la répartition des RHA classés dans un groupe d’erreur, selon :
    • le type d’erreur (code d’erreur fourni par le groupeur)
    • le type d’activité du RHA (HC, HJ, séances)

Les codes " erreurs " sont ceux qui sont produits par la fonction groupage de GENRHA à l’issus des tests sur les informations du RHS (conformité des valeurs avec les tables, cohérence des dates, …).

Seuls les codes bloquants sont analysés ici.

La page correspondant à ce tableau est laissée vide dans l’édition s’il n’y a pas de RHA classé en erreur.

 

TABLEAUX 2A : EVENTAIL DES CAS TRAITES (CASEMIX), REPARTITION DES RHA SELON LES CMC

Le tableau 2A est décliné en 4 versions, en fonction des types d’activité :

  • 2A-1 Tous types d’activité confondus
  • 2A-2 Hospitalisation complète : types 03 et 20 : H. complète, H. de semaine,
  • 2A-3 Hospitalisation de jour : types 04 et 05 : H. de jour, H. de nuit,
  • 2A-4 Séances : type 19, TCA

OBJECTIF :

Analyse de l’éventail des cas (casemix) dans les différentes CMC, Catégories Majeures Cliniques : nombre de RHA et de journées dans chaque CMC

Déclinaison selon les types d’activité

  • L’effectif correspond au nombre de RHA dans la CMC. Les RHA groupés dans les GHJ d’erreur  sont dans la CM 90 – Sans affectation possible
  • Les pourcentages de journées portent sur les journées de présence déclarées (tous les RHA n’ont pas 7 jours de présence, par exemple en cas de permission de week-end ou d’entrée en cours de semaine).
  • L’âge moyen est calculé en moyenne arithmétique des âges des RHA de la CMC, il est donc différent de l’âge moyen des patients de l’établissement (un patient qui a 4 RHA dans la même CMC est compté 4 fois), plus proche de l’âge moyen des patients présents.

(Pour une estimation de l’âge moyen des patients voir tableau 5B)

  • Le " pourcentage de femmes " concerne également les RHA de la CMC et non les patients ou les séjours. ( pour un pourcentage de femmes sur les séjours voir aussi le tableau 5B).
  • Le " pourcentage d’intervention chirurgicale " correspond au pourcentage de RHA dans la CMC avec une date de dernière intervention chirurgicale inférieure à 90 jours par rapport au lundi de début de la semaine du RHA. (élément fourni par GENRHA au moment du groupage). Un séjour " post-opératoire " sera compté autant de fois qu’il aura de RHA dans les 90 jours suivant l’intervention. En cas d’intervention nouvelle pendant un séjour, le premier RHA compté avec intervention chirurgicale depuis moins de 90 jours est le RHA de la semaine d’intervention.
  • Le délai, est le délai moyen, pour les RHA de la CMC, entre la date d’intervention et la date du lundi de la semaine du RHA. Le délai n’est calculé que pour les RHA qui ont une date d’intervention, les autres RHA n’interviennent pas dans le calcul.

Les 4 tableaux présentent exactement les mêmes informations mais pour chacun des types d’activité pris séparément.

Si un type d’activité n’a aucun RHA pour l’établissement, la version du tableau correspondant à ce type d’activité n’est pas imprimée (ex. établissement ne faisant pas de séances, pas de tableau 2A pour les séances).
 
 
 

TABLEAUX 2B : EVENTAIL DES CAS (CASEMIX), RHA SELON LES GHJ

Le tableau 2B est décliné en 4 versions, en fonction des types d’activité :

  • 2B-1 Tous types d’activité confondus
  • 2B-2 Hospitalisation complète (types 03 et 20 : H complète, H de semaine),
  • 2B-3 Hospitalisation de jour (types 04 et 05 :H de jour, H de nuit),
  • 2B-4 Séances (type 19, TCA)

OBJECTIF :

  • Analyse de l’éventail des cas (casemix) dans les différents GHJ, groupes homogènes de journées : nombre de RHA et de journées dans chaque GHJ
  • Déclinaison selon les types d’activité

Les colonnes sont construites de la même manière que pour les tableaux 2A (effectifs, journées, âge moyen, % de femmes, %interv. chir., délai) mais par GHJ et non par CMC.

Les pourcentages sont à prendre avec prudence quand les effectifs (nombre de RHA dans le GHJ) sont faibles, les intervalles de confiance des pourcentages ne figurent pas ici pour des raisons évidentes de place dans les tableaux.

Les effectifs ou les pourcentages totaux (tous GHJ confondus) figurent en fin de tableau.

Si un type d’activité n’a aucun RHA pour l’établissement, la version du tableau correspondant à ce type d’activité n’est pas imprimée (ex. établissement ne faisant pas de séances, pas de tableau 2A pour les séances).

 

TABLEAU 3A : DIVERSITE DE L’ACTIVITE (1)

OBJECTIF :

Analyse de la diversité de l’activité à travers le nombre de GHJ différents " produits " par l’établissement, globalement, et par type d’activité.

Ce tableau porte sur le résultat du groupage des RHA, en excluant les RHA classés en groupe d’erreur (900, 903, 904)
 

  • Le nombre de CMC différentes correspond au nombre de CMC différentes qui ont au moins un RHA classé dans un GHJ de la CMC pour le semestre étudié. Il existe 14 CMC plus deux CM d’erreurs et anomalies (cf. liste des CMC en annexe).
  • Le pourcentage de diversité correspond au rapport entre le nombre de GHJ différents pour l’établissement pour le semestre, et le nombre total de GHJ hors erreur dans la classification (soit 278 GHJ, cf. annexe ).
  • Les journées prises en compte (Nb. GHJ pour 80% des journées, et pour 50% des journées) sont les journées de présence déclarées dans les RHA.

 

TABLEAU 3B : DIVERSITE DE L’ACTIVITE (2) GHJ les plus fréquents par CMC

OBJECTIF :

Analyse de la diversité de l’activité à travers la liste des cinq GHJ les plus fréquents dans chaque CMC pour les RHA de l’établissement.

Les CMC sont classées par ordre de numéro (cf liste en annexe, ou B.O.97-8bis, Manuel des GHJ vol.2).

Pour chaque CMC, les GHJ sont classés par ordre décroissant selon leur nombre de journées. Le nombre de journées d’un GHJ est le nombre de journées déclarées dans les RHA classés dans ce GHJ.

Le " pourcentage dans la CMC " est le rapport entre le nombre de journées déclarées des RHA du GHJ, et le nombre total des journées déclarées dans les RHA des GHJ de la CMC (tableau 2A-1).

 

TABLEAU 3C : DIVERSITE DE L’ACTIVITE (3) MMP les plus fréquentes par CMC

OBJECTIF :

Analyse de la diversité de l’activité à travers la liste des cinq codes de MMP (manifestations morbides principales) les plus fréquents dans les RHA de chaque CMC.
Les CMC sont classées par ordre de numéro (cf liste en annexe, ou B.O.97-8bis, Manuel des GHJ vol.2).

Pour chaque CMC, les codes de Manifestations Morbides Principales (en CIM 10) sont classés par ordre décroissant selon leur nombre de journées. Le nombre de journées d’un code de MMP est le nombre de journées déclarées dans les RHA ayant ce code inscrit dans la zone MMP.

Le " pourcentage dans la CMC " est le rapport entre le nombre de journées déclarées des RHA ayant ce code en MMP, et le nombre total des journées déclarées dans les RHA de la CMC (tableau 2A-1).

Un même code peut potentiellement apparaître dans plusieurs CMC
 


TABLEAU 4 : DEROULEMENT DES PRISES EN CHARGES

OBJECTIF :

  • analyse des séjours (au sens du PMSI) : types de SSRHA, séjours courts, nombre de CMC et de GHJ, …
  • par type d’activité

L’analyse de ce tableau est faite en SSRHA (suites semestrielles de RHA) et non pas en RHA. La SSRHA est constituée de l’enchaînement des GHJ d’un séjour SSR, (y compris pour les prises en charge en hospitalisation de jour, ou en traitements et cures ambulatoires). (voir tableau 1A)

Rappel : le découpage PMSI des séjours en SMR est décrit dans le guide méthodologique de production des RHS (B.O. 97-5bis, p.13-15), il y a notamment changement de numéro de séjour à chaque changement de type d’activité. Le nombre de SSRHA ne correspond pas au nombre de patients pris en charge.

Il existe 4 catégories de SSRHA :

1- séjour " entier ", l’entrée et la sortie du séjour ont lieu au cours du semestre.

2- séjour débuté avant le début du semestre et clos pendant le semestre

3- séjour débuté au cours du semestre et clos après la fin du semestre

4- séjour débuté avant le début du semestre et clos après la fin du semestre

Certains SSRHA comportent des incohérences dans l’enchaînement des RHA ou dans les dates et sont "non classés "

Dans les colonnes de pourcentage, la référence utilisée au dénominateur est le nombre total de SSRHA du type d’activité considéré (seconde ligne de la colonne précédente).

Attention, les effectifs et les pourcentages des lignes 3 à 7 (4 catégories de SSRHA + non classés) sont complémentaires et peuvent être additionnés mais ils ne peuvent pas être additionnés avec les données des autres lignes. Il en va de même pour les lignes 9 à 11 (nombre de CMC par SSRHA) et les lignes 12 à 16 (nombre de GHJ par SSRHA).

Le nombre moyen de GHJ, la DMS (durée moyenne de séjour) et le nombre moyen d’unités médicales par SSRHA ne sont calculés que pour les SSRHA " entiers " pour le semestre.

La " durée moyenne de séjour " calculée par type d’activité pour les SSRHA " entiers " n’est pas la durée moyenne de séjour des patients dans l’établissement.

Attention : la version 1.0 de MAHOS-SSR qui ne sera utilisé que pour les données du 2nd semestre 1998 comporte une erreur dans ce tableau, une unité apparaît systématiquement dans le décompte des SSRHA en séance, le programme compte systématiquement une SSRHA de séances non classée. Cette erreur est corrigée pour la version 1.1 de MAHOS-SSR utilisable pour les données du 1er semestre 1999.
 
 
 

 

TABLEAU 5A: CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES SSRHA - Tranches d’age

OBJECTIF :

  • Répartition par tranches d’âge des séjours (au sens du PMSI)
  • Analyse par type d’activité

L’unité de compte est la SSRHA.(et non le RHA, la journée de présence ou le patient).

Le nombre de SSRHA est différent du nombre de patients, mais en est habituellement une bonne estimation, sauf situations ou pratiques particulières dans le découpage des séjours SMR (ex. établissement avec permissions fréquentes qui clôture les séjours pour toute permission > 48h).

Le découpage en tranches d’âge choisi vise à permettre une analyse adaptée aux catégories d’établissements et notamment aux établissements pour enfants et aux établissements à vocation gériatrique. L’amplitude des tranches d’âge n’est pas homogène, plus courtes pour les enfants et au delà de 80 ans.

Les tranches d’âges non représentées (aucun SSRHA) n’apparaissent pas dans le tableau.

Les pourcentages sont calculés en divisant l’effectif (SSRHA) de la tranche d’âge pour le type d’activité considéré par l’effectif total (SSRHA) pour le type d’activité qui n’apparaît pas dans ce tableau mais figure dans le tableau 4 (tableau précédent ).

Pour l’âge moyen se reporter au tableau 5B

Attention, la 1ère version du logiciel TS2R n’était pas compatible " an 2000 " et ne gérait les années de naissances que sur deux caractères, les établissements qui utilisent ce logiciel pour la saisie de leurs données peuvent avoir des erreurs sur l’âge pour les patients de plus de 100 ans.
 
 

 

TABLEAU 5B CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES SSRHA- Divers

OBJECTIF :

  • Caractéristiques des séjours (au sens du PMSI) : proportion de femmes, âge moyen, recrutement hors région, < 16 ans.
  • Analyse par type d’activité

L’unité de compte est la SSRHA (et non le RHA, la journée de présence ou le patient).

Le nombre de SSRHA est différent du nombre de patients, mais en est habituellement une bonne estimation, sauf situations ou pratiques particulières dans le découpage des séjours SMR (ex. établissement avec permissions fréquentes qui clôture les séjours pour toute permission > 48h, allers-retours fréquents entre secteur MCO et SMR …).

Pourcentage de femmes : dans les SSRHA

Age moyen, âge médian :

L’âge moyen est calculé " comme d’habitude " en faisant la moyenne des âges des SSRHA.

L’âge médian est une notion ordinale qui ne fait appel à aucun calcul. Il faut classer les SSRHA en fonction de leur âge et identifier l’âge du SSRHA qui est au milieu de la liste constituée. Les deux valeurs sont très proches en cas de distribution gaussienne des âges (courbe " en cloche " de la loi " normale " de distribution), mais peuvent diverger en cas de distribution n’obéissant pas à la loi normale. L’âge médian est moins influencé par les âges extrêmes que l’âge moyen.

 

FILIERES DE SOINS TABLEAU 6A : modes d’entrée en hospitalisation complète

OBJECTIF :

  • Avoir une idée de la filière de soins de l’établissement à travers l’analyse des modes d’entrée (6A) et de sortie (6B) des SSRHA de l’établissement (en HC).

Ce tableau ne prend en compte que :

  • les entrées des SSRHA. Les mouvements internes au champ soins de suite ou de réadaptation de la structure (changement d’unité) ne sont pas pris en compte.
  • les entrées qui ont eu lieu pendant le semestre analysé. L’entrée d’un patient déjà présent n’est pas comptabilisée pour ce semestre mais pour le semestre précédent.
  • les entrées en hospitalisation complète. Il n’y a pas de mode d’entrée pour les RHS d’hospitalisation de jour ou de séance ambulatoire. Les établissements qui n’ont pas d’activité d’hospitalisation complète (ex. postcure pour alcoolique en HJ) n’ont qu’une page vide à la place du tableau.

Rappel :

  • " Mutation " signifie mouvement (entrée en provenance de) dans le même établissement (privé) ou la même entité juridique (public).
  • " Transfert " signifie mouvement (entrée en provenance de) entre deux structures différentes.
  • Pour un établissement public qui a des lits de soins de courte durée et des lits de soins de suite ou de réadaptation, le passage d’un secteur à l’autre est une mutation même si il y a changement d’établissement géographique (c’est l’entité juridique qui est ici la structure enquêtée).
  • " Domicile " concerne également les structures d’hébergement, ou le changement de type d’activité (passage d’hospitalisation de jour à hospitalisation complète par exemple).
  • " Non renseigné " signifie que l’entrée en HC a bien eu lieu pendant le semestre mais que le mode d’entrée n’a pas été renseigné. Il s’agit d’une erreur non bloquante (code d’erreur n°23).

 

FILIERES DE SOINS TABLEAU 6B : modes de sortie en hospitalisation complète

OBJECTIF :

  • Avoir une idée de la filière de soin de l’établissement à travers l’analyse des modes d’entrée (6A) et de sortie (6B) des SSRHA de l’établissement (en HC).

Ce tableau ne prend en compte que :

  • les sorties des SSRHA. Les mouvements internes au champ soins de suite ou de réadaptation de la structure (changement d’unité) ne sont pas pris en compte.
  • les sorties qui ont eu lieu pendant le semestre analysé. L’entrée d’un patient déjà présent n’est pas comptabilisée pour ce semestre mais pour le semestre précédent.
  • les sorties en hospitalisation complète. Il n’y a pas de mode d’entrée pour les RHS d’hospitalisation de jour ou de séance ambulatoire. Les établissements qui n’ont pas d’activité d’hospitalisation complète (ex. postcure pour alcoolique en HJ) n’ont qu’une page vide à la place du tableau.

Rappel :

  • " Mutation " signifie mouvement (entrée en provenance de) dans le même établissement (privé) ou la même entité juridique (public).
  • " Transfert " signifie mouvement (entrée en provenance de) entre deux structures différentes.
  • Pour un établissement public qui a des lits de soins de courte durée et des lits de soins de suite ou de réadaptation, le passage d’un secteur à l’autre est une mutation même si il y a changement d’établissement géographique (c’est l’entité juridique qui est ici la structure enquêtée).
  • " Domicile " concerne également les structures d’hébergement, ou le changement de type d’activité (passage d’hospitalisation de jour à hospitalisation complète par exemple).

" Non renseigné " signifie que l’entrée en HC a bien eu lieu pendant le semestre mais que le mode d’entrée n’a pas été renseigné. Il s’agit d’une erreur non bloquante (code d’erreur n°23, voir en annexe).

 

TABLEAU 7  : PRISES EN CHARGE PARTICULIERES

OBJECTIF :

  • Caractérisation de l’activité SMR de l’établissement à travers quelques indicateurs synthétiques : enfants (<16ans), patients lourds (actes, dépendance, rééducation), soins palliatifs, attente de placement, fauteuil roulant, Zaigu
  • Analyse par type d’activité

L’unité de compte de ce tableau est le RHA. Tous les RHA sont pris en compte.

L’effectif en " soins palliatifs " est le nombre de RHA classés en CMC 20 "soins palliatifs". Ce n’est pas un nombre de patient, mais de semaines. Si le code diagnostic de soins palliatifs (Z 51.5) figure en diagnostic associé, le RHA peut être classé dans une autre CMC selon sa finalité principale de prise en charge et sa manifestation morbide principale.

Même remarque pour les "attentes de placement " (RHA classés en CMC 30).

L’effectif en " prises en charge cliniques très lourdes " est le nombre de RHA classé dans un des GHJ de prise en charge clinique très lourde, quelle que soit sa CMC (26 GHJ). Il en va de même pour les " Prises en charge cliniques lourdes " (26 GHJ), "procédures de rééducation-réadaptation complexe (PRRC) ", ou " procédure de rééducation-réadaptation (PRR)".

Tous les patients qui bénéficient d’une rééducation ne sont pas classés dans un GHJ de " procédures de rééducation-réadaptation complexe (PRRC) " (22 GHJ), ou de " procédure de rééducation-réadaptation (PRR)" (46 GHJ).

L’effectif de " prises en charge évènements aigus (ZAIGU) " est le nombre de RHA dont la finalité principale de prise en charge (FPP) est ZAIGU quelle que soit la CMC, ceux qui sont classés en CMC " gériatrie aiguë " sont individualisés à la ligne suivante (" dont RHA affecté à CMC 80). Rappel tous les patients, quel que soit leur age, peuvent avoir le code ZAIGU en manifestation morbide principale lorsqu’un événement aigu le justifie, seuls ceux qui répondent aux critères de classement en CMC 80 sont classés dans cette CMC (âge>80, liste limitative pour la FPP).
 

Attention : la version 1.0 de MAHOS-SSR, utilisée pour traiter les données du 2nd semestre 1998 comporte deux erreurs pour ce tableau.

  1. l’effectif de " fauteuil roulant " est en réalité le nombre de RHA qui ont une réponse " non " à l’item " fauteuil roulant " du RHA.
  2. le pourcentage de " score de  dépendance relationnelle >6 " est systématiquement à 0.

Ces erreurs sont corrigées dans la version1.1 utilisée pour traiter les données du 1er semestre 1999.

Le score de dépendance physique est calculé sur le score des 4 items de dépendance physique (habillage, déplacements/locomotion, alimentation, continence). Le score de dépendance relationnelle est calculé sur les deux autres items (comportement et relation). Il y a une erreur pour ce score dans la 1ère version de MAHOS-SSR, tous les résultats sont affichés à tort avec 0% de score relationnel >6.

Le calcul des scores est réalisé par GENRHA sur les données du RHS, le RHA ne comporte plus que le score et pas le détail des cotations de chaque item de dépendance.

L’effectif de " patients dont l’âge<16ans " est compté en RHA et non en patients.
 

 

TABLEAU 8A : DENSITE ET INTENSITE DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION – Nombre d’activités par RHA

OBJECTIF :

  • Analyse de la diversité et de l’intensité dans les prises en charge de rééducation-réadaptation : nombre d’activités de rééducation-réadaptation différentes par RHA

RAPPEL :

Actuellement, il n’y a pas d’obligation à déclarer les activités qui représentent moins de 30 minutes par semaine. (Une évolution est envisagée sur ce sujet). Ce tableau peut être biaisé par cette latitude accordée et exploitée différemment selon les établissements.

Les " RHA sans rééducation-réadaptation " n’ont pas de temps déclaré mais peuvent parfois correspondre à des prises en charge de rééducation-réadaptation ne dépassant pas 30 minutes hebdomadaires.

Le temps de rééducation-réadaptation déclaré n’est pas le temps de travail des soignants, ni le temps exact de rééducation-réadaptation du patient (par exemple, le temps des stagiaires ou des infirmières ne peut pas être déclaré). C’est le temps de rééducation-réadaptation répondant aux règles du PMSI-SSR.

 

TABLEAU 8B : DENSITE ET INTENSITE DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION

Temps moyen par journée (hors activité collective)

OBJECTIF :

  • Analyse de la diversité et de l’intensité dans les prises en charge de rééducation-réadaptation : temps quotidien d’activité de rééducation-réadaptation individuelle (hors activité collective) par RHA
  • Analyse par CMC et par type d’activité.

Le temps moyen journalier est le temps cumulé pour tous les types d’activité " hors activité collective " et ramené à la journée de présence (temps total hebdomadaire divisé par le nombre de journées de présence déclarées). Il est exprimé en minutes. Le nombre total de journées de présence par type d’hospitalisation figure à la 1ère ligne du tableau 4.

L’analyse est faite par CMC, selon leur fréquence décroissante (nombre de RHA dans la CMC).

La 1ère ligne concerne le temps moyen journalier, toutes CMC confondues.

La suivante ne porte que sur les RHA classés dans la CMC qui comporte le plus de RHA pour le semestre analysé. La 1ère colonne rappelle la CMC concernée selon la numérotation du Manuel des GHJ (B.O.97-8bis) (voir également en annexe de ce guide).

L’analyse est faite par type d’activité : toutes activités confondues (" tps total ") puis en ne sélectionnant que les journées en hospitalisation complète, que les journées en hospitalisation de jour, que les séances (dernière colonne).

Le temps de rééducation-réadaptation déclaré n’est pas le temps de travail des soignants, ni le temps exact de rééducation-réadaptation du patient (par exemple, le temps des stagiaires ou des infirmières ne peut pas être déclaré). C’est le temps de rééducation-réadaptation répondant aux règles du PMSI-SSR.

 

TABLEAU 8C : DENSITE ET INTENSITE DES ACTIVITES DE REEDUCATION READAPTATION

Temps moyen d’activité collective par journée

OBJECTIF :

  • Analyse de la diversité et de l’intensité dans les prises en charge de rééducation-réadaptation : temps quotidien d’activité de rééducation-réadaptation collective par RHA
  • Analyse par CMC et par type d’activité.

Le temps moyen journalier est le temps hebdomadaire pour l’activité " collective " et ramené à la journée de présence. Il est exprimé en minutes.

Attention : la version 1.0 de MAHOS-SSR, utilisée pour traiter les données du 2nd semestre 1998 comporte une erreur pour ce tableau.

Les pourcentages de ce tableau sont exprimés en 0 ou 1 et sont donc faux.

Cette erreur est corrigée dans la version1.1 utilisée pour traiter les données du 1er semestre 1999.

L’analyse est faite par CMC selon leur ordre de fréquence et par type d’activité.

Mêmes remarques que pour le tableau 8B

Le temps de rééducation-réadaptation déclaré n’est pas le temps de travail des soignants, ni le temps exact de rééducation-réadaptation du patient (par exemple, le temps des stagiaires ou des infirmières ne peut pas être déclaré). C’est le temps de rééducation-réadaptation répondant aux règles du PMSI-SSR.
 
 

 

TABLEAU 9 : REPARTITION DES ACTIVITES DE REEDUCATION-READAPTATION

Temps moyen par activité et par RHA

OBJECTIF :

  • Analyse de la diversité et de l’intensité dans les prises en charge de rééducation-réadaptation : répartition en pourcentage du temps entre les activités de rééducation-réadaptation (en pourcentage du temps total)
  • Analyse par type d’activité.

La 1ère ligne concerne le temps total de rééducation-réadaptation, tous types d’activité confondus et tous RHA cumulés (par type d’hospitalisation). Il est exprimé en minutes et sert de référence pour les calculs de pourcentage en colonne.

Les autres chiffres sont les pourcentages du temps total que représente chacune des activités de rééducation-réadaptation (par type d’hospitalisation).

Les temps de bilans, physiothérapie et balnéothérapie n’étant pas classants dans l’algorithme, certains établissements font l’impasse sur leur recueil. L’information PMSI qu’ils fournissent est incomplète et ils se pénalisent dans leur rendu d’activité.

Attention : la version 1.0 de MAHOS-SSR, utilisée pour traiter les données du 2nd semestre 1998 comporte une erreur pour ce tableau.

Les valeurs des activités " balnéothérapie " et " physiothérapie " sont inversées.

Cette erreur est corrigée dans la version1.1 utilisée pour traiter les données du 1er semestre 1999.

 

TABLEAU 10 : REPARTITION DES ACTIVITES DE REEDUCATION-READAPTATION

Temps moyen par activité et par RHA, CMC par CMC

OBJECTIF :

  • Analyse de la diversité et de l’intensité dans les prises en charge de rééducation-réadaptation : répartition en pourcentage du temps des différentes activités de rééducation-réadaptation entre les CMC

Tableau de répartition du temps entre les CMC, pour chaque activité de rééducation-réadaptation. Il s’agit de pourcentages pour une activité de rééducation-réadaptation donnée. Les pourcentages s’additionnent en ligne (total de la ligne = 100%).

L’analyse est faite par CMC. Chaque colonne concerne une CMC différente, repérée par son numéro (1ère ligne). Les CMC sont ordonnées selon leur fréquence décroissante (nombre de RHA dans la CMC).
 
 
 
 

LEXIQUE

  • Algorithme de la classification, arbre de décision : L'algorithme de la classification est représenté par l'ensemble des tests successifs réalisés par le "logiciel groupeur" sur les informations contenues dans le RHS et conduisant au classement de chaque Résumé Hebdomadaire Standardisé dans une Catégorie Majeure Clinique puis dans un Groupe Homogène de Journées. Pour chaque Catégorie Majeure Clinique, il existe un arbre de décision spécifique. L'ensemble des arbres de décision par CMC constitue l'algorithme de la classification des GHJ. La plupart des variables du recueil d'information standard PMSI-SSR sont utilisées dans l'algorithme de la classification pour discriminer les Groupes Homogènes de Journées. Voir manuel des GHJ (B.O. 97-8bis).
  • CIM 10 : classification internationale des maladies 10ème révision (i.e. classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes). Classification de référence pour le codage des pathologies et problèmes de santé, éditée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Utilisée pour le codage des données de morbidité dans le PMSI-SSR : finalité principale de prise en charge, manifestation morbide principale, affection étiologique, diagnostic associé significatif. Le chapitre XX (lettres V, W, X, Y) des causes externes de morbidité et mortalité n’est pas utilisé dans le cadre du PMSI-SSR, ainsi que la classification complémentaire de morphologie des tumeurs. (Voir Guide de production des RHS (B.O. 97-5bis, p29-59)
  • CMC : catégorie majeure clinique – élément de la classification en GHJ, première étape de l’algorithme de classement en GHJ, élaboré selon des critères médicaux. Voir manuel des GHJ (B.O. 97-8bis).On parle de CM catégorie majeure et non plus de CMC pour la catégorie qui intègre les groupes d’erreurs car cette catégorie ne répond pas aux mêmes règles de constitution et qu’elle ne présente plus de caractère " clinique ".
  • CTIP : centre de traitement des informations du PMSI – Structure qui développe les outils informatiques du PMSI pour le compte ed la direction des hôpitaux et réalise les traitements des bases nationales. Cette structure s’appuie sur un laboratoire de recherche en informatique de l’université Paris VI.
  • DAS : diagnostic associé significatif – Variable de morbidité, codée en CIM10. Suppose l’existence d’une prise en charge effective et spécifique pour cette pathologie pendant la semaine. Elément de caractérisation de la prise en charge au cours de la semaine. On peut inscrire au maximum, 5 diagnostics associés significatifs par RHA. Voir Guide de production des RHS (B.O. 97-5bis, p31-32,37)
  • FPP : finalité principale de prise en charge – Première des 4 variables de morbidité du RHA, codée en CIM 10, mais uniquement dans une liste limitée de codes Z désignant une " action ". Décrit le type de prise en charge principale (rééducation, convalescence, …) de la semaine pour le patient, en coordination avec la manifestation morbide principale. Voir Guide de production des RHS (B.O. 97-5bis, p30-59)
  • GENRAH : logiciel générateur de RHA, développé par le CTIP et diffusé gratuitement par le Ministère Emploi/Solidarité aux établissements, il transforme les RHS en RHA (arrêté du 28 juillet 1998) pour garantir leur anonymat.
  • GHJ : groupe homogène de journée - Voir manuel des GHJ (B.O. 97-8bis)
  • HC, HJ : hospitalisation complète, hospitalisation de jour
  • MMP : manifestation morbide principale - seconde des 4 variables de morbidité du RHA, codée en CIM 10, coordonnée avec la finalité principale de prise en charge. Voir Guide de production des RHS (B.O. 97-5bis, p30-59)
  • PCL : procédure clinique lourde – Liste de codes diagnostic ou d’actes qui est utilisée comme témoin de prise en charge lourde par la fonction groupage. Intervient dans l’algorithme pour l’orientation vers des GHJ spécifiques " avec PCL ". Voir manuel des GHJ (B.O. 97-8bis)
  • PCTL : procédure clinique très lourde - Liste de codes diagnostic ou d’actes qui est utilisée comme témoin de prise en charge lourde par la fonction groupage. Intervient dans l’algorithme pour l’orientation vers des GHJ spécifiques " avec PCTL ". Voir manuel des GHJ (B.O. 97-8bis)
  • PMSI : programme de médicalisation des systèmes d’information -
  • PRRC : procédure de rééducation-réadaptation complexe – combinaison de temps de rééducation-réadaptation témoignant d’une diversité et d’une intensité de rééducation particulière. Intervient dans l’algorithme pour l’orientation vers des GHJ spécifiques " avec PRRC ". - Voir manuel des GHJ (B.O. 97-8bis)
  • PRR : procédure de rééducation-réadaptation - Combinaison de temps de rééducation-réadaptation témoignant d’une diversité et d’une intensité de rééducation particulière. Intervient dans l’algorithme pour l’orientation vers des GHJ spécifiques " avec PRR ". - Voir manuel des GHJ (B.O. 97-8bis)
  • RHA : résumé hebdomadaire anonyme – résumé produit par le logiciel GENRHA Il est défini dans l’arrêté PMSI-SSR du 28 juillet 1998
  • RHS : résumé hebdomadaire standardisé – partie médicalisée du recueil hebdomadaire, liée au volet identité du recueil
  • RR : activité de rééducation-réadaptation
  • SSR : soins de suites ou de réadaptation – secteur d’activité défini à l’Art. 711-2 du code de la santé publique (autrefois appelé " moyen séjour ") et dont les missions ont été rappelées par la circulaire DH/EO4/97 n°841 du 31 décembre 1997.
  • SSRHA : suite semestrielle de RHA – enchaînement des GHJ d’un séjour au cours d’un semestre

 
 
 

MEMBRES DU COMITE TECHNIQUE DU PMSI-SSR

  • - Madame BELLIARD, chargée de mission, direction des hôpitaux (DH/SI1)
  • - Monsieur le docteur BEAUDE, médecin chef au DIM du CH de Bagnols / Cèze
  • - Monsieur le docteur BENSADON, directeur technique du CTIP
  • - Madame BOURDIL, conseiller technique, direction des hôpitaux, (DH/FH)
  • - Madame CHARRÉ, bureau EO4 à la direction des hôpitaux (DH/EO4)
  • - Madame CLEMMER, directeur du CH de Forbach
  • - Monsieur le docteur COURTILLON, médecin chef d'établissement au CRF de Rennes-Beaulieu
  • - Monsieur DU HAYS, directeur de la fondation franco-américaine à Berck
  • - Madame le docteur GRANIER, médecin de santé publique à la DRASS Languedoc-Roussillon
  • - Monsieur JOUBERT, chargé d'études à la DRESS
  • - Monsieur le professeur KOHLER, directeur du laboratoire SPI-EAO à la faculté de médecine de Nancy
  • - Monsieur LE DOARE, directeur du service central au CH intercommunal de Cornouailles
  • - Madame le docteur LUCAS, médecin inspecteur régional adjoint à la DRASS PACA
  • - Monsieur le docteur MAZAS, médecin chef du département de médecine physique à l'Hôpital La Musse
  • - Monsieur le docteur MAYEUX, médecin chef au DIM du CHR de Metz-Thionville
  • - Monsieur le docteur MÉTAIS, médecin chef du centre de gériatrie Félix Maréchal de Metz-Thionville
  • - Monsieur le docteur METRAL, chargé de mission, direction des hôpitaux (DH/SI1)
  • - Madame MOULIN, chargée des systèmes d'information à l'ARH d'Ile de France
  • - Madame METZEN-IVARS, département des établissements sanitaires à la CNAMTS
  • - Madame le docteur RIBET-REINHART, Médecin DIM à la Fondation Santé Étudiants de France
  • - Monsieur ROUDIL, direction financière des HCL
  • - Madame SCHWENDIMANN, statisticienne au CTIP
  • - Madame le docteur VIBET, médecin conseil chef de service à l'ENSM de la CNAMTS

 
 
 
 
 
 

1 - Transparents

2 - Exercices et corrigés

3 - Guides

4 - Annexes des guides

La base de données, constituée à partir des informations transmises par 122 établissements, comprend environ 39 000 patients, dont 8 000 hospitalisés (hospitalisation à temps complet) et 30 000 vus en ambulatoire.
Les patients en hospitalisation à temps complet, bien que proportionnellement peu nombreux (20%), représentent cependant 53% des coûts directs et 62% des actes enregistrés pendant les 4 semaines de recueil.
Cette observation conduit à débuter les travaux d’analyse et de construction de la classification en s’intéressant en premier lieu à ce type de patients.

La base de données comprend 39 015 patients observés dans 122 établissements

  • 7 854 patients (20,2 %) ont été concernés par de l’hospitalisation complète et majoritairement par l’hospitalisation à temps plein (96,5 % des 7 854 patients).
  • Les 7 578 patients concernés par l’hospitalisation temps plein totalisent :

8 248 séjours (6,3 % de ces patients ayant réalisé plusieurs séjours dans la même unité pendant la période d’enquête)
18 916 " semaines patients ",
114 008 journées.

Les patients en hospitalisation à temps complet, bien que proportionnellement peu nombreux (20%), représentent cependant 53% des coûts directs (le montant total de ces coûts directs représente 34 millions de francs) et 62% des actes enregistrés pendant les 4 semaines.

Cette observation conduit à débuter les travaux d’analyse et de construction de la classification en s’intéressant en premier lieu à ce type de patients.

Vers une classification pour les patients en hospitalisation complète

Dans les analyses qui suivent, la variable dite à expliquer est le coût moyen de journée (ou coût de journée " pondérée ") associé à chaque semaine de présence de chaque patient.

L’objectif des travaux (hypothèse initialement définie) est d’expliquer, à partir des variables médico-sociales disponibles pour chaque patient, les différences de coût de journée (les variations de coût) entre patients, voire pour un même patient, d’une semaine à l’autre.

Les semaines dont le coût moyen de journée est proche seront dans la mesure du possible regroupées : l’objectif est d’aboutir à des groupes les plus homogènes possibles, du point de vue du coût moyen de journée, avec, inversement des écarts de coût entre groupes les plus élevés possibles.

Afin d’orienter le travail de segmentation statistique, le pourcentage de variance du coût direct de journée a été calculé pour chacune des " variables a priori explicatives " de la consommation de ressources. 7 catégories de variables, pouvant a priori expliquer les variations de coût constatées, ont été testées dans ce premier type d’analyse :

  • les caractéristiques socio-démographiques du patient
  • les antécédents
  • les caractéristiques de la prise en charge
  • le niveau de dépendance aux activités de la vie quotidienne
  • l’échelle globale de fonctionnement et la morbidité
  • les types de séjours
  • les caractéristiques de la structure.

L’affinement clinique et l’amélioration de la performance de la classification économique

Pour l’instant, le pouvoir discriminant sur la consommation de ressources des variables testées selon la méthode décrite ci-dessus, n’apparaît que très peu. Certaines variables doivent à l’évidence être retravaillées afin :

  • d’améliorer le cas échéant la performance de la classification du point de vue de l’explication des coûts,
  • d’affiner la lisibilité clinique de la classification, le découpage en 15 CMD étant relativement frustre.

Une étape a cependant été franchie. Elle consistait à élaborer la variable à expliquer (coût direct de la journée d’hospitalisation temps plein, en distinguant les autres modalités de prise en charge à temps complet qui doivent faire l’objet d’une analyse séparée).

La poursuite des travaux consiste désormais, en conjuguant, propositions des experts et travail statistique, à faire émerger des Groupes Homogènes de Journées dont certains, sans doute, auront à la fois une cohérence clinique et économique, et d’autres uniquement une cohérence clinique.

 

 

ANNEXE 4:

Corrections à porter sur les documents de recueil PMSI SMR publiés à la direction des Journaux Officiels

Attention ces modifications n'ont pas été prises en compte dans la version de TS2R diffusé officiellement.

1/ GUIDE MÉTHODOLOGIQUE DE PRODUCTION DES RHS (B.O. N097-5 bis)

a) Morbidité

  • Modifications page 50

Z30.1 :Mise en place d'un dispositif contraceptif : ne peut pas être utilisé en finalité principale (--> "N")
Z30.3 :Extraction catameniale : peut être exceptionnellement utilisé en finalité principale (--> "E")

  • Modifications page 53

L'ensemble des diagnostics, de Z52.0 à Z52.9, peuvent être exceptionnellement utilisés en finalité principale (=> "E")

b) Actes médicaux classants

Les libellés des actes médicaux classants liés à l'alimentation parentérale et entérale sont les suivants

  • Dl17 (présenté page 64): Alimentation parentérale d'au moins 35 calories par kilo et par jour pendant au moins 10 jours (pour le nouveau né au moins 20 calories par kilo et par jour)
  • U950 (présenté page 64): Alimentation parentérale en dessous de 35 calories par kilo et par jour et quelle que soit la durée de réalisation de l'acte (pour le nouveau né en dessous de 20 calories par kilo et par jour et quelle que soit la durée de réalisation de l'acte)
  • Dl18 (présenté page 67): Alimentation entérale d'au moins 35 calories par kilo et par jour à débit constant
  • U951 (présenté page 67): Alimentation entérale à débit constant en dessous de 35 calories par kilo et par jour et quelle que soit la durée de réalisation de l'acte 15

c) Utilisation d'un fauteuil roulant

Le fauteuil roulant intervient dans l'algorithme de groupage pour discriminer uniquement deux GHJ dans la CMC Neuro-musculaire pour les enfants et adolescents, discrimination des RHS caractérisés par une tétraplégie sans PRR.

Il convient donc d'être particulièrement attentif au codage de l'utilisation du fauteuil roulant dans ce cas de figure. Si un patient tétraplégique est encore totalement alité, un fauteuil roulant ou un chariot plat est alors nécessaire pour son déplacement ; par conséquent, à la variable utilisation d'un fauteuil roulant, il sera répondu "oui" afin que celui-ci ne soit pas assimilé à un patient se déplaçant sans aide (tétraparétique).

d) Dépendance

Si au cours d'une semaine, il apparaît que l'état de dépendance d'un patient évolue d'un jour à l’autre, il faut retenir la cotation qui concerne le niveau de dépendance le plus élevé enregistré pendant la semaine, quel que soit le nombre de jours pendant lesquels ce niveau de dépendance a été atteint.
Cette règle est applicable à chacune des variables de dépendance.
Remarque : L'attention des établissements est attirée sur le fait que la "sur- déclaration" d'épisodes de dépendance élevée, Si elle est systématique, aura pour conséquence de dévaloriser cette variable.

e) Rééducation-réadaptation

Voir dans le paragraphe suivant les modifications et précisions concernant les consignes de recueil des activités de rééducation-réadaptation qui sont portées à la fois sur le guide de production des RHS et sur le catalogue des activités de rééducation-réadaptation.

 

2/ CATALOGUE DES ACTIVITÉS DE RÉÉDUCATION-RÉADAPTATION (B.O. N097-6 bis)

a) Consignes supplémentaires et précisions relatives au recueil

  • Ajout de types d'intervenant de rééducation-réadaptation page 3 la liste fermée des intervenants de rééducation-réadaptation doit être complétée par les acteurs suivants
    • MONITEUR ÉDUCATEUR
    • MONITEUR D'ENFANTS ET D·ADOLESCENTS
       
  • Précision concernant le non recueil des activités de rééducation-réadaptation du personnel infirmier : Le personnel infirmier ne doit pas recueillir les activités de rééducation-réadaptation, même Si parfois il est amené à réaliser certains actes décrits dans le catalogue.

NB : La consommation de soins infirmiers est très bien expliquée par les variables de dépendance, ce qui n'est pas le cas des prises en charge de rééducation-réadaptation (voir Manuel des GHJ, volume 1 page 47).

  • Deux types d'intervenants, concernés jusqu'à présent par ltenregistrement dtune seule activité de rééducation-réadaptation, peuvent déclarer également l'activité de rééducation collective. Ces types d'intervenants sont les suivants :
    • animateur (rice) (uniquement pour les actes RFO9, RPO5 et 5P02),
    • conseiller(e) en économie sociale et familiale (uniquement pour l'acte RPO5).
       
  • Les bilans, non discriminants dans l'explication de la variance de la consommation des ressources des patients, ne sont pas pris en compte dans l'algorithme de groupage en PRRC et PRR. Toute activité de rééducation-réadaptation implique nécessairement à un moment donné de la prise en charge du patient un bilan. Ce qui est discriminant, c'est donc l'intensité et la diversité des activités de rééducation-réadaptation qui varient d'un patient à l'autre.
     
  • Seuls les actes de rééducation-réadaptation réalisés en présence du patient doivent faire l'objet du recueil PMSI SSR, à l'exception des actes relevant des activités de "Réadaptation-réinsertion" et "d'Adaptation d'appareillage", dont le temps intervenant en dehors de la présence du patient peut être relevé.

En dehors de cette exception, cette règle doit s'appliquer à toutes les activités y compris à celle de la "Rééducation nutritionnelle", notamment aux actes NUO2 et NUO3. Les démarches réalisées en dehors de la présence du patient (consultation du dossier médical, concertation avec le médecin et l'équipe soignante etc), qui sont liées à ces actes de "technique nutritionnelle spécifique" et de "surveillance et suivi nutritionnels" ne doivent effectivement pas être relevés.

  • Si une prise en charge d'un acteur de rééducation-réadaptation concerne parfois plusieurs actes réalisés successivement au cours d'une même séance (par exemple, un travail mécanique de récupération musculaire et articulaire peut être suivi au cours de la même séance d'un travail proprioceptif (activité sensori-motrice), ces actes peuvent éventuellement être affectés d'un "temps intervenant" respectif, dont le cumul ne doit cependant pas excéder la durée totale du "temps intervenant" tous actes confondus de la séance.

b) Corrections de forme et précisions sur le libellé des actes et leur indexation

  • Index page 60 : en dernière ligne, lire "MENEL" et non Mennen.
     
  • Index page 56 : apprentissage des autopostures, des autoétirements RD (et non AP) RP 07, page 21
     
  • Index page 57 : les chiffres 2, 5 et 7 caractérisant le libellé de certains actes relatifs aux bilans des fonctions cognitives et de communication, par exemple, "Fonctions cognitives et de communication 2 (exploration fonction cognitive isolée, parole ou voix)", décrivent des niveaux de complexité croissante de ces bilans, niveaux attribués à dire d'expert. Ces chiffres figurent uniquement dans le libellé des actes présentés en annexe et ne doivent pas être intégrés dans le code des actes concernés.
     
  • Dans le chapitre "Bilans", le code de certains actes relatifs aux bilans orthopédiques et musculaires peut être affecté d'une lettre (A, B ou C) indiquant à dire d'expert un temps de réalisation plus ou moins long selon la localisation (main, coude etc...). Ces lettres qui s'ajoutent au code acte selon la localisation et conformément aux tableaux présentés page 39, ne sont pas obligatoirement recueillies. Il appartient à chaque service de juger Si en interne il est intéressant d'en garder trace.
     
  • Tous les termes des libellés des actes du CdARR ou de leur regroupement ne sont pas strictement répertoriés dans l'index alphabétique. Parfois ils sont assimilés à d'autres termes dont la désinence et la définition sont éventuellement différentes.
    • C'est le cas par exemple de "bain écossais - douche alternée" dont les termes "bains écossais" ne sont pas répertoriés dans l'index tandis que ceux de "douche alternée" sont indiqués.
    • De la même façon, le terme générique de balnéothérapie n'est pas mentionné dans l'index.
    • Dans le catalogue, l'isométrie qui ne fait pas l'objet d'acte spécifique doit être assimilée à l’isocinétisme qui fait l'objet de trois codes : un pour le training informatisé (RL59 page 8), un pour le training non informatisé (RL7O page 9) et un autre pour le bilan (RL58 page 38). Dans l'index, seuls les termes de "renforcement musculaire isométrique" sont mentionnés.
       
  • Conformément aux consignes de recueil concernant l'activité d'adaptation d'appareillage (ainsi que celle de réadaptation-réinsertion ), le temps intervenant consacré à cette activité est comptabilisé même Si l'activité est réalisée en dehors de la présence du patient. En conséquence, le commentaire en haut de la page 30 du catalogue est inapproprié.

c) Erreurs de renvoi de page d'un acte ou d'attribution d'un code activité

  • Page 60 : la page de renvoi de Kinébalnéothérapie - Travail actif, gymnastique est il et non 9.
     
  • Page 61 : la page de renvoi de Moyen de transport est 22 et non 23.
     
  • Page 61 : erreur d'affectation d'un code activité pour les actes suivants
    • moulage du tronc : code AP et non CO
    • moulage d'un membre : code AP et non CO
       
  • Page 62 : erreur d'affectation d'un code activité pour Rééducation - Déficiences sensorielles: code SM et non RD.

 

3/ MANUEL DES GROUPES HOMOGÈNES DE JOURNÉES (B.O. N097-8 bis)

  • Le schéma représentant l'arbre de décision au sein de la CMC Neuro-musculaire : pédiatrie (en page 65 du volume 2 du manuel) comporte une inversion du test portant sur l'utilisation d'un fauteuil roulant ou assimilé ("FAUT") et du test portant sur le score de dépendance physique ("DEP") :
    • Le test pour scinder en deux groupes les patients présentant un diagnostic de "tétraplégies" sans prise en charge de rééducation-réadaptation ("PRR") porte sur l'utilisation d'un fauteuil roulant ou assimilé et non sur le score de dépendance physique,
    • Le test pour scinder en deux groupes les patients présentant un diagnostic de "déficiences cérébrales non traumatiques" sans prise en charge de rééducation-réadaptation ("PRR") porte sur le score de dépendance physique ("DEP") et non sur l'utilisation d'un fauteuil roulant ou assimilé ("FAUT").

Consignes de recueil dans le cas d'une hospitalisation de jour ou de séance(s) ambulatoire(s) concomitante(s) d'une hospitalisation complète

  • Dans le cadre d'une hospitalisation complète (ou de semaine) dans un service SSR, un patient peut bénéficier de façon concomitante d'une prise en charge en hospitalisation de jour ou en traitement et cure ambulatoires afin de recevoir des soins non dispensés dans le service où il est hospitalisé.

Par exemple, un patient est hospitalisé à temps complet dans un service SMR pour convalescence, après avoir subi une intervention chirurgicale d'une tumeur au cours de cette hospitalisation, il bénéficie de séances de chimiothérapie dispensées par un service de court séjour au sein de l’établissement dans lequel il est hospitalisé ou dans un autre établissement.

  • Dans ce cas, un et un seul séjour hospitalier est pris en compte pour ce patient. Ce séjour est déclaré au sein de l'établissement et du service dans lesquels le patient est hospitalisé à temps complet.
     
  • Le recueil PMSI-SSR est renseigné comme suit :
    • Dans le volet "Identifiant patient" : attribuer un "numéro de séjour SSR" et coder "1" (pour hospitalisation complète ou de semaine) à la variable "type d'activité" ;
       
    • Dans le ou les RHS concerné(s) par la prise en charge concomitante en hospitalisation de jour ou en traitement ambulatoire :
      • journées de présence: cocher l'ensemble des journées d'hospitalisation complète (ou de semaine) y compris celles pendant lesquelles le patient bénéficie d'une prise en charge en hospitalisation de joui' ou en traitement ambulatoire;
      • variables de "morbidité" : l'hospitalisation de jour ou le traitement ambulatoire ne constitue pas la "finalité principale de la prise en charge" ; cette prise en charge secondaire est décrite éventuellement en "diagnostic associé significatif' par exemple, s'il s'agit d’un traitement de dialyse, coder Z49. I ou Z49.2, s'il stagit d'un traitement de chimiothérapie, coder Z51.1ou Z51.2, s'il s'agit de séances de transfusion, coder Z51.3 etc...
      • variables "actes médicaux" : relever les actes médicaux réalisés en hospitalisation de jour ou en traitement ambulatoire, dès lors que ceux-ci relèvent de la liste fermée des actes médicaux à porter sur le RHS ; ces actes doivent, en outre, être pratiqués au moins une fois au cours de la semaine observée, qu'ils soient réalisés au sein de la structure enquêtée ou payés par celle-ci.
      • par exemple, en cas de dialyse, coder N163, N164, N121, N122 ou encore N185.

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